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Entretien avec Jean Paul CERBONNE, Président du TCG


Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.

Mars 2020



Jean Paul Cerbonne est entré au Comté directeur du TCG lors de l’AG d’octobre 2014. A la recherche d’un nouveau président du TCG, il répond favorablement à partir de la saison 2016. Enseignant à l’école Eugène Anne de Gisors, avec une fille Gwenaëlle bonne joueuse de tennis, il possède l’expérience souhaitable pour être rapidement un président efficace.


* Bernard Vannier : Tu as été élu au Comité Directeur du T.C.G. à l’A.G. du 14/10/2014, période pendant laquelle ta fille Gwenaëlle brillait en équipe de jeunes. Quelle a été ta motivation de participer à ce Comité Directeur ? Quel a été ton ressenti de ces premières années au C.D. ?

- Jean Paul Cerbonne : Quand tu m’as demandé si j’acceptais de me présenter pour entrer au CD de notre club, mon unique ambition ou objectif était de m’investir au sein de notre belle association sportive. Le point commun à une grande majorité de bénévoles - dont tu fais partie -, c’est l’altruisme. Celui-ci a toujours eu beaucoup de sens pour moi. C’est pour cela que je m’étais précédemment investi dans la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme puis comme conseiller municipal de Gisors. Je me suis vite aperçu qu’au quotidien, être un « élu de base du CD du TC Gisors » (cette expression n’a aucun sens péjoratif ; elle indique juste que j’étais non membre du bureau), c’est mettre la main à pate dans une ou plusieurs commissions … et du travail, au sein du TC Gisors, il n’en manque pas. J’ai ainsi proposé mes services au Président, à J-Phi (responsable administratif et technique) ou à Fabien (responsable compétition). L’ambiance était bonne au sein de CD, très sympa entre parents de jeunes compétiteurs mais je constatais qu’il y avait des hauts et des bas dans la relation entre les salariés et leur employeur.

* BV : En 2014, j’ai cherché un successeur à la présidence du club, notamment parmi les 12 membres du Comité Directeur. Or c’est un an plus tard que tu as annoncé ta disponibilité pour cette fonction, que tu as donc débuté à l’A.G du 10/10/2015. Dans quelle optique as-tu pris cette décision ?

- JPC : Il semblait évident pour tous les élus du Comité directeur qu’il fallait que ton successeur apporte du « changement dans la continuité ». Cela a été mon leitmotiv dès les 1ères semaines.

* BV : Quel bilan fait tu sur ces 4 années de présidence ?

- JPC : Mes objectifs ont été de tout faire pour enrayer la baisse des adhérents et de réussir à parfaitement répondre aux différentes obligations qui s’imposent en tant qu’association ayant des salariés et en tant que 3eme club eurois par la taille affilié à la FFT. Au cours de ces 4 années, je pense avoir pris la mesure de devoirs qu’imposent la gestion des ressources humaines et j’espère être de plus en plus efficace face aux grands dossiers comme la préparation de la nouvelle saison (notamment en réalisant un travail abouti avec J-Phi). Surtout, j’ai tout fait pour qu’une intelligence collective préside à toutes les décisions importantes. Pour cela, j’ai vraiment pu compter sur des collègues élus du CD ainsi que d’un président d’honneur de très haut niveau !

* BV : Tu as aussi été actif au niveau du Comité de l’Eure et de la Ligue de Normandie. Que t’inspirent ces relations ?

- JPC : Jérôme Grenier, le président du CD27 a toujours eu l’élégance de m’inviter aux réunions du comité 27 alors que je ne suis qu’un élu non titulaire. Après un temps d’observation, je n’hésite pas à faire entendre ma voix sur des projets ou en réponse à des idées qui ne correspondent pas à mes convictions (j’ai ainsi indiqué fermement que la notion de licencié devait toujours prévaloir par rapport à celle d’usager ou de client dans notre fédération). Mes relations sont généralement très constructives et amicales avec les élus et les salariés de la Ligue et du CD27. Et comme ceux-ci savent que le TC Gisors reste un club souvent exemplaire sur beaucoup de dossiers, le dialogue est intéressant. Bref, à la Ligue ou au CD27, il y a une vraie prise en compte des remarques émanant du TC Gisors.

* BV : Le 7/12/2018, à la villa Molitor, à côté de Roland Garros, la soirée organisée par la F.F.T. a sélectionné 3 clubs, dont Gisors, pour leurs actions fortes en faveur du tennis féminin. Raconte-nous cette soirée parisienne.

- JPC : c’était une soirée de gala durant laquelle j’avais le plaisir d’être d’accompagner par 3 représentantes exemplaires de notre club : Bernadette, Maud et Valérie. Ensemble, grâce à la complicité d’Olivier Halbout, président de notre Ligue, nous avons profité de cette soirée pour faire de belles rencontres. Olivier était très fier que nous soyons présents et très à son aise pour favoriser les discussions informelles. Ainsi, nous avons eu le plaisir de parler un peu avec Amélie Mauresmo puis avec Pauline Parmentier et de prendre des photos avec elles. La cerise sur le gâteau fut de recevoir le « Prix Coup de cœur » pour nos actions en faveur de nos jeunes filles. Ce fut vraiment top. Nous étions fiers pour notre club. Preuve en est que cette soirée parisienne était vraiment particulière, Olivier Halbout a affiché sur le mur de son bureau une photo nous rassemblant nous quatre, la responsable du tennis féminin normand et lui !

* BV : Tu es toujours favorable aux actions sociales, comme le P.R.E, projet de réussite éducative, que tu as accompagné toi-même fin 2017, avec un soutien scolaire à des jeunes en difficulté, au club-house suivi de jeux sur le court de tennis. Le Centre social continue à pouvoir profiter des installations pendant les vacances scolaires, avec le matériel prêté par le club. Les actions avec les Handicapés de l’A.P.J.H. ont tellement été appréciées que les horaires ont dû être augmentées, notamment la journée « On court ensemble sur le court ». Une activité physique par le tennis est proposée à faible cout, en 2017 au Service Nutrition de l’Hôpital de Gisors, au bénéfice des personnes atteintes de diabète ou d’obésité. L’initiation dans les écoles a concerné 300 enfants. Les « Balles jaunes roses», en octobre, permet de reverser une aide financière au Centre anti-cancer Becquerel de Rouen. La F.F.T. attribue « son coup de cœur normand 2019 » pour toutes ces actions avec un kit pédagogique très complet de 840 € plus une aide de 350 €. Comment juges-tu cette part sociale du fonctionnement du club ?

- JPC : Je suis entièrement dans la continuité de ce que tu avais initié. Ainsi, je peux dire que c’est dans l’ADN du club d’avoir une vraie politique sociale d’ouverture du tennis dans notre bassin de vie. Avec les autres membres du CD et nos salariés, nous ne voulons pas cultiver l’entre soi et c’est avec une grande joie que nous accueillons tout nouveau amateur du tennis. Maintenant que nous avons notre court de padel, aux beaux jours, nous ferons tout pour que ce sport - moins technique et plus intuitif que son grand frère - puisse est testé et apprécié par le plus grand nombre. Je pense que notre politique de maîtrise des tarifs facilite autant que possible l’adhésion à notre beau club. Je ferai tout pour que cela demeure ainsi.

* BV : En mars 2019, tu as participé aux « Etats Généraux du tennis normand » avec un travail par ateliers. Quelle synthèse en fais-tu ?

- JPC : J’ai travaillé dans l’atelier « tennis féminin, tennis adapté, tennis santé ». A l’issue de cette journée, j’étais très motivé à l’idée de tout faire pour créer un lien constructif avec le Pôle sanitaire et hospitalier du Vexin normand. D’ailleurs, petit à petit, notre relation de travail avec l’hôpital en faveur du tennis santé monte crescendo. Comme tu t‘investis sur ce dossier, toi comme moi, nous espérons travailler pour que le tennis santé prenne toute sa place dans notre club à l’instar de ce que nous connaissons pour le tennis handicap ou pour le tennis féminin. De son côté, notre moniteur, J-Phi, lui, apporta son point de vue sur l’organisation des compétions régionales lors de ces EG. L’ambiance générale de ces 1er Etats Généraux normands était sérieuse et conviviale. Pour certains, c’était une vraie action de communication (réussie) de l’équipe dirigeante de la Ligue pour montrer qu’elle était proche du terrain. En tout cas, cette journée fut bien organisée et agréable. Olivier Halbout comme maître d’œuvre fut très bon.

* BV : Comment considères-tu, comme président d’une association sportive gisorsienne, les relations avec l’Entente Gisorsienne regroupant 24 disciplines sportives ?

- JPC : Depuis que je suis président, j’aide mes collègues à mieux comprendre l’intérêt de bien collaborer avec cette estimable association omnisport qu’est l’Entente Gisorsienne. C’est pour cela que j’ai rapidement fait venir son président, Claude, afin de nous expliquer et de nous rassurer sur le basculement de nos comptes au sein de ceux de l’EG, ceci, sans qu’on perde notre autonomie financière. Personnellement, j’aime travailler avec Dominique, son trésorier, qui a été et qui demeure de bons conseils quant à nos projets à financer et pour la gestion des ressources humaines.

* BV : J’ai bénéficié pendant mes 35 ans de présidence du club d’une confiance pleine et réciproque avec le Maire de Gisors, Marcel Larmanou. Les multiples installations du club ont été construites avec le soutien efficace de la Municipalité. Comment définis tu cette relation avec la Municipalité ?

- JPC : Je suis devenu président au moment où la mairie envisageait de mutualiser notre salle Arthur Ashe, donc de nous enlever des créneaux en soirée. Cela a provoqué une levée de boucliers de notre part. Le maire ayant confié ce dossier à des adjoints et à des cadres salariés, nous avons notamment vécu, tu t’en souviens, une réunion houleuse afin qu’ils mesurent l’incohérence ou l’iniquité de leur projet. Depuis, tout est revenu à la normale et nos relations sont cordiales et constructives. Nous sommes une association qui est, sans exagéré, très bien considérée puisque bien gérée et dynamique envers tous les publics. En tout cas, c’est avec un grand plaisir que M. Rassaert, maire de Gisors, est membre de notre club.

* BV : Quelles sont les événements au niveau du club, du département ou de la Ligue qui t’ont surpris pendant ces 4 années de présidence ?

- JPC : Rien ne m’a réellement surpris.

* BV : Quels sont, actuellement, les points forts et les points faibles du club ?

- JPC : Le point fort du TC Gisors sont ses équipements (bien entretenus grâce à l’œil expert de J-Phi) et son dynamisme dans la gestion du quotidien et, parfois, dans sa propension à mener à terme certains beaux projets innovants (court de padel, soirée fluo dans le cadre des Balles roses, …). Pour que ce dynamisme de haute qualité perdure, cela impose aux élus et au président une grande et efficace implication complétée par un professionnalisme irréprochable des salariés. Actuellement, j’ai la chance de pouvoir pleinement compter sur les uns et sur les autres. Cela est indispensable sinon notre club pourrait vite devenir moins bien organisé donc moins attractif. C’est à ce niveau que se situe le point faible de notre club.

* BV : Comment prévois-tu l’évolution du tennis et en particulier du club dans la prochaine décennie ?

- JPC : Je n’ose imaginer une désaffection pour le tennis au cours de ce 21ème siècle. Je sais que nous allons nous habituer à certaines évolutions dans les règles (plus de balles let sur les services par exemple ; d’ailleurs, les jeunes des compétitions Tennis Europe jouent actuellement avec cette règle). L’évolution du padel sera intéressante à observer mais cela ne fera pas de l’ombre au tennis qui est dans l’ADN des français depuis que des « mousquetaires » ont épaté la France puis le monde, il y a près de 100 ans. Avec la formidable équipe d’élus et celle bien investie de nos salariés, notre club est paré pour affronter les défis, petits et grands, à venir, j’en suis certain.

* BV : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?

- JPC : Chronologiquement, parce que j’ai adoré ses « remontada » à R. Garros, j’ai aimé Henri Leconte mais aussi les « Bollettieri boys » : André Agassi, Jim Courier et Aaron Krickstein. J’aimais regarder le fabuleux S. Edberg. J’aime actuellement Roger Federer, Gilles Simon, S. Tsitsipás et j’ai le plus grand respect pour l’homme et le compétiteur qu’est Raphael Nadal. Du côté féminin, j’ai beaucoup aimé Amélie Mauresmo et Marion Bartoli. J’aime actuellement N. Osaka, A. Kontaveit, Kristina Mladenovic et P. Kvitova.

Merci au président actuel du TCG d’avoir repris le flambeau avec autant d’enthousiasme. J’ai plusieurs fois discuté avec mon collègue membre du Comité Directeur du CDET, Sauveur Casano, président du grand club d’ALM Evreux pendant plusieurs décennies, sur l’importance de préparer sa succession de président de club, qui risque d’être d’autant plus difficile que cette présidence a été longue, faisant hésiter ainsi certains. Je suis très heureux de constater la qualité de celle-ci actuellement au TCG.


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