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Entretien avec Philippe Bréchon, entraineur départemental de l'Eure, de 1984 à 1994

Updated: Dec 17, 2022

Philippe Bréchon est né à Evreux en 1955. Il débute le tennis à 9 ans dans le club d’Evreux AC. Il obtient le diplôme de Moniteur de tennis en 1975 et exerce dans les clubs de Beaumont le Roger et d’Evreux St Michel. Il prend le poste de Conseiller Sportif départemental (C.S.D.) de l’Eure de 1984 à 2014. Baigné dans une atmosphère de tennis avec son père, Jean Bréchon, président de la Ligue de Normandie de tennis, il a du affirmer sa personnalité et se faire un prénom.


* Bernard Vannier : Quels ont été tes débuts dans le monde du tennis ?

- Philippe Bréchon : J’ai débuté sur la terrasse, au dernier étage de l’immeuble à Evreux !


* B.V. : Quel as été ton meilleur classement de tennis et quelle as été ta meilleure performance ?

- P.B. : Mon meilleur classement a été (-2/6) et ma meilleure performance est une victoire à (-30) au Tournoi d’Evreux, en plus de quelques classés à (-15).


* B.V. : Quels souvenirs gardes-tu du début de ton parcours de moniteur de tennis ?

- P.B. : Le duo avec Patrick Favières, au club d’Evreux AC, de 1975 à 1978, puis mon départ sur Paris de 1979 à 1981.


* B.V. : La passion, on peut même dire « l’amour du tennis normand » de ton père a eu beaucoup d’influence sur le développement du tennis régional. Cette situation familiale particulière peut être un avantage, mais aussi un handicap en mettant des objectifs très élevés. Comment as-tu vécu ces moments ?

- P.B. : Un père longtemps président de ligue est plus un handicap qu’un avantage, car le fils n’a pas le droit à l’erreur.


* B.V. : Quel ont été les actions en faveur du tennis, dont ton père était le plus fier à la fin de son long mandat ?

- P.B. : La ligue de Normandie, 1ere des 36 ligues de France en termes d’effectifs.


* B.V. : Que représentes pour toi le club d’Evreux AC ?

- P.B. : Le club d’Evreux AC est mon club et restera mon club de cœur, mais quelle tristesse de le voir dépérir…


* B.V. : Quels ont été les moments forts vécus pendant ton activité de C.S.D. de l’Eure ?

- P.B. : L’évolution régulière des jeunes, la cohabitation avec les parents (pas toujours facile) et les titres dont celui de champion de France Poussins avec les deux gisorsiens…


* B.V. : Quels ont été tes regrets ou déceptions pendant cette période d’entraineur ?

- P.B : Mon principal regret est de ne pas avoir été l’entraineur à part entière de l’ébroïcien Olivier Patience. Sans être un joueur de niveau international, j’étais prêt à l’ « envoyer », si possible dans le Top 50, voir plus !


* B.V : En 1987, tu entraines au niveau départemental, deux jeunes gisorsiens, Sarah Roussy et Donatien Dumontier, qui deviennent Champions de Normandie benjamins. En juillet 1988, Sarah Roussy devient championne de France avec l’équipe poussine de la Ligue de Normandie, au tie-break du 3e set du dernier match ! Pour le club de Gisors, cumuler les titres garçons et filles, dans une Ligue de 9.239 clubs est un exploit historique et donc une grande fierté. Quels souvenirs gardes-tu de leurs entrainements, de leur comportement en compétitions ?

- P.B. : Le club de Gisors était un « vivier » de jeunes prometteurs. Sarah et Donatien en sont un exemple. Ce club sous la présidence de Bernard Vannier était un modèle à suivre. Et encore aujourd’hui.


* B.V. : Quels sont ensuite les jeunes de l’Eure les plus talentueux que tu as entrainé et avec quels résultats ?

- P.B. : Le jeune le plus talentueux était évidemment Olivier Patience. Son meilleur classement ATP a été 89e. Avec plus de rigueur, Olivier avait le niveau pour être dans le Top 50 et d’y rester.


* B.V. : Que penses-tu de l’orientation actuelle de la F.F.T., qui a des exigences très élevées pour les jeunes entrainés de Ligue, en classement comme en nombre d’heures d’entrainement, avec les risques de blessures et de saturation mentale ?

- P.B : Jusqu’à la fin de ma fonction d’entraineur départemental en 2014, je « freinais » les entrainements supplémentaires pour garder le « plaisir du jeu », mais la FFT n’avait que l’excellence en vue !


* B.V : Quels sont tes objectifs en tennis, maintenant que tu es à la retraite ?

- P.B. : Mon objectif est de garder le contact avec les jeunes ; je continue à travailler le mercredi et samedi après-midi.


* B.V. : Comment imagines-tu le tennis en France et dans le monde, lors de cette nouvelle décennie ?

- P.B. : La nouvelle décennie devra renouveler le réservoir, qui me semble bien léger en France et accepter le départ de « Roger », un grand vide …


* B.V. : Tu es un des responsables régionaux de l’association, bien connue, la Chaine de l’Espoir, qui permet à des enfants d’Afrique, d’être opéré du cœur ou de la fente palatine dans les services spécialisés en France. Le club de Gisors a pris en charge un enfant en 2016, grâce aux bénéfices de plusieurs animations du club (tournois, crêpes..). Tu es le responsable régionale de la Chaine de l’Espoir et nous avons écouté ton entretien télévisé sur FR3, ainsi que les séquences au journal télévisé d’Antenne 2. Quel est ton message sur ce magnifique engagement ?

- P.B. : Aider ceux qui n’ont pas choisi leur lieu de naissance et sauver ceux qui n’ont pas accès aux soins et sont exclus de la société.


* B.V. : Quels sont tes 3 à 4 joueurs et joueuses préférés, français et mondiaux ?

- P.B. : Mes joueurs préférés sont Sampras et Federer, la « classe », Martina Navratilova à la volée et Richard Gasquet au talent fou mais fort trop tôt.



La retraite de Philippe, fêté au TCG, entre Fabien Campello, Tim Blanchet, Me Gaillard, et Lison, Doriam et Lydie Lebiavant, Camille Pic, Steve Guyon, Bernard, Marc Antoine et Camille Gaillard.




* B.V. : Je te remercie, Philippe, pour ces réponses sur une partie importante de l’histoire du tennis dans l’Eure, puisque être 30 ans entraineur départemental est une fonction majeure. Atteindre l’objectif de bons résultats sportifs avec des jeunes, dont l’environnement est parfois difficile à cordonner (les parents, la scolarité, le moniteur du club, les dirigeants...) est une mission passionnante mais délicate


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