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Entretien avec Olivier CHRISTMANN, Trésorier du TCG

Updated: Dec 16, 2022

Avec des parents habitent Gisors, un père, Jacques, joueur de tennis et cofondateur avec André Bénazet du 1er club à Gisors, Olivier Christmann est prédestiné à prolonger cette passion familiale. Ses 2 frères, Eric et Denis, seront aussi des membres fidèles au club. Aidant leur père à rouler les 2 terrains en terre battue à la Ballastière, tous auront toujours à l’esprit, l’intérêt collectif, et seront dirigeants sportifs. De 2001 à 2009, Olivier est président du club de tennis de Chaumont, commune voisine dans laquelle il habite et travaille. Il joue en équipe + 35 ans au TCG et accepte ensuite le délicat poste de trésorier.


Olivier, en phase finale d'interclubs + 55 ans, au Garden Tennis Club de Cabourg



* Bernard Vannier : Quels souvenirs gardes-tu de tes premières années de tennis à Gisors ?


- Olivier Christmann : Mon grand père maternel possédait dans le parc de sa belle propriété rue François Cadennes à Gisors un terrain de Tennis en terre battue. J’avais moins de 7 ans à l’époque, mais, je revois ce court, la chaise d’arbitre qui me paraissait immense et le rouleau que je ne pouvais déplacé tant il était lourd. J’étais tout fier de ramasser les balles de tous ces joueurs, que je regardais comme de grands champions. Probablement que les germes de ma passion pour ce sport date de cette époque. Suite à la vente de cette propriété, nous avons oublié le tennis jusqu’au début des années 60, ou en vacances sur l’le de Ré, nous suivions avec ferveur les exploits de mon père, devenu du fait de ses victoires successives dans le tournoi annuel de saint Martin de Ré, une « idole » locale, ce qui nous a permis de nous faire un certain nombre d’amis que nous retrouvions chaque années. De retour à Gisors , j’implorais mon père de m’inscrire au Tennis Club de la Reine Blanche ( aujourd’hui disparu), avec un terrain en terre battue jouxtant un petit verger, sur lequel avait été implanté un petit club house en préfabriqué. Ce club était un club privé et n’importe qui ne pouvait s’y inscrire. Il fallait être connu du responsable ou recommandé.


* B.V. : Quel fut la place de ton père Jacques dans le démarrage du tennis à Gisors, notamment au sein du Tennis Club de la Reine Blanche ?


- O.C. : Mon père était le meilleur joueur du club et même de la région. Il fallait aller à Beauvais, à Vernon ou à Evreux pour trouver adversaire à sa taille. De ce fait, beaucoup de gens voulaient le rencontrer (ou jouer en double avec lui. Il était devenu incontournable dans le PTG (paysage tennistique gisorsien) et à ce titre a joué un rôle moteur d’autant plus important que c’est au tournant des années 60/70 que ce sport est devenu populaire et qu’il s’est ouvert à une plus large clientèle.


* B.V. : En 1971, le TC.la Reine Blanche devient la 5e section Tennis de l’Entente Gisorsienne et ton père en est le 1er président. En 1972, il laisse la place à André Bénazet. Comment fonctionnait ce duo ?


- O.C. : Le fait d’avoir un court de tennis dans sa propriété a fait que les passionnés de Tennis (de plus en plus nombreux), sont venus jouer chez mon père, et seuls les « débutants » fréquentaient le club de la Reine Blanche. Parmi ses passionnés, un certain André Bénazet, instituteur à Boutencourt, a été un des premiers à dire qu’il serait souhaitable d’encadrer la pratique du Tennis en développant un véritable club structuré , affilié à la FFLT, ce qui aurait comme avantage de permettre la participation aux compétitions officielles et d’organiser un enseignement. Nous avons donc été un certain nombre à initier une démarche auprès du responsable du Club de la Reine Blanche, en lui proposant de prendre sa place, ce qu’il a accepté avec soulagement. Un bureau a donc été constitué et mon père du fait de son âge et de sa notoriété a été proposé comme président. Malheureusement en ces années 1971 et 1972, il fut très affecté par la disparition de ses parents et préféra passer la main et André Bénazet fût élu président et dans la foulée entrepris la construction de 2 courts en terre battue à la ballastière.


* B.V. : En 1973, le club de Gisors remporte son 1er titre, dés la 2e année d’interclubs, Champion de Normandie 4e série, avec toi, 24 ans ( ?), Vissot, André Bénazet et Jacques Forestier. Gardes-tu quelques anecdotes de chacun de ces 4 joueurs à forte personnalité ?


- O.C. : Henri Vissot, ancien joueur de Coupe Davis, avait une devise : « culotté comme pas » une devise qu’il aimait à rappeler et qu’il appliquait à chaque moment de sa vie. Il estimait notamment que son âge (avancé) et sa notoriété l’autorisaient à compter faute des balles qui étaient 20 cm à l’intérieur du court !

Jacques Forestier, au contraire, était l’archétype du parfait gentleman, plusieurs fois champion de France des journalistes, toujours très régulier dans son jeu et dans ses résultats, malgré un embonpoint contre lequel il a lutté sans succès pendant des années.


* B.V. : En 1975, Pierre Schmitter, propriétaire des Forges de Trie-château, classé 15/3, participe à la montée de l’équipe en 2e série et devient président. Beaucoup de dirigeants sportifs de l’époque en ont longtemps gardé un souvenir « fort » ! Qu’en penses-tu ?


- O.C. : Je n’étais plus à Gisors après 1975. Je n’ai donc pas assisté à ces assemblées générales folkloriques ou parait-il des cendriers volaient à travers la salle. J’ai cependant bien connu Pierre Schmitter, personnage atypique dans la vie et dans sa façon de jouer au tennis. Je pense qu’il n’avait pas vraiment les qualités pour être un bon président, ayant très peu le sens de la démocratie et de la diplomatie.

Néanmoins je vois son accession à la présidence du club comme le symbole de l’évolution de la pratique du tennis dans les années 70 et notamment son ouverture à des classes sociales qui en étaient exclues jusque-là. Finis les tenues blanches obligatoires, un certain fair-play, les belles manières, le langage châtié en vigueur jusque là.

Par ailleurs, je pense que pour Pierre Schmitter, parti du bas de l’échelle sociale, le fait d’être devenu président du tennis a été vécu par lui comme une promotion sociale importante. Malheureusement il n’avait pas les « codes » et s’est attiré, par son comportement inadapté, l’hostilité d’un grand nombre de personnes ( y compris en dehors du tennis) et de ce fait n’a pu se maintenir à la présidence.


* B.V. : Le 20/12/1980, tu fais partie du groupe de nouveaux candidats à l’élection du Comité Directeur du club, qui s’était réduit à 5 membres après de multiples conflits personnels. Cette volonté de développer les compétitions, avec le respect du « tennis loisir », favorise la croissance rapide des effectifs, de 331 en 1980, à 432 en 1982, puis 572 en 1984 !

Les archives révèlent l’un de nos rares désaccords : tu votes comme 2 autres membres du C.D. en faveur de la construction de 2 autres courts extérieurs, alors que je vote avec 4 autres membres pour un court couvert, choix confirmé à l’A.G du 17/10/1981. Ne penses-tu pas, que dans notre région, ce court couvert était une priorité ?


- O.C. : Je ne me rappelle pas des raisons pour lesquelles j’avais voté en ce sens. Ce que je peux dire, c’est qu’adepte, voir inconditionnel, de la terre battue, je n’avais pas cette culture, du tennis sport praticable en hiver. A Chaumont, nous n’avions pas de salle couverte et faisions l’école de tennis en extérieur toute l’année y compris en hiver.

Avec le recul il est évident que la décision de construire une salle couverte était la condition « sine qua non » du développement de ce sport, devenu aujourd’hui autant un sport d’hiver que d’été.


* B.V. : L’ouverture d’une pharmacie à Chaumont en Vexin en 19 ?? et la fonction de Conseiller Municipal t’amènent à la présidence du club de tennis de Chaumont. Comment as-tu concilié cette fonction avec la compétition des interclubs avec Gisors ?


- O.C. : J’avais prévenu dès le départ, que bien que président du club de Chaumont, je garderai ma licence à Gisors et donc participerai aux interclubs avec mon club d’origine. Cela m’a été reproché souvent lors d’assemblées générales ou les gens ne comprenaient pas cette situation, et a crée des tensions avec certains joueurs des équipes.


* B.V. : Quel rôle as-tu pris dans la construction des 3 terrains de tennis extérieurs à Chaumont et quel fut leur financement ?


- O.C. : Quand je suis arrivé en 1980, 2 courts étaient déjà construits. En 1986, nous avons décidé de créer un 3e court après hésitation devant la chute du nombre des adhérents. La construction a été réalisée en concertation avec la mairie de Chaumont, qui a fait un emprunt que nous avons remboursé selon une méthode qui était légale à l’époque et qui ne l’est plus aujourd’hui. Ce court est maintenant à l’abandon et n’a été que très peu utilisé.


* B. V. : Quelles animations sont alors organisées dans le club ?


- O. C. : Les animations étaient celles que l’on rencontre dans tous les clubs c'est-à-dire un tournoi officiel, des matchs interclubs (2 équipes) et une école de Tennis. Nous étions 250 inscrits dans les meilleures années, chiffre élevé pour une population de 3000 habitants.


* B. V. : Avec quels classements jouent les meilleurs chaumontois pendant ta présidence ?


- O. C. : Le niveau était très faible : uniquement des joueurs classés en 4eme série.


* B. V. : Avec les 3 courts extérieurs du club de Chaumont et les 2 courts en salle au club de la Troesne à Tourly, une association apparait logique. Quelles sont les modalités de ce rapprochement ?


- O. C. : Quand j’ai repris la présidence de Chaumont, entre 2001 et 2009, le nombre d’adhérents avait beaucoup chuté et il ne restait plus qu’une vingtaine d’inscrits, dont un certain nombre que je licenciais d’office pour que le club reste en vie, mais qui refusaient de payer la cotisation au prétexte qu’ils payaient assez d’impôts à la ville !


Je m’étais donc rapproché de Tourly pour proposer de fusionner les 2 clubs, proposition qui avait reçu l’aval du club de Tourly et du maire de Chaumont. En fait compte tenu de la différence du nombre d’adhérents des 2 clubs, il s’agissait plutôt d’une annexion de Chaumont par Tourly . Nous avions simplement modifié les statuts de Tourly en précisant qu’un membre de Chaumont serait membre de droit du conseil d’administration du nouveau club. J’ai ensuite proposé en assemblée générale l’approbation de cette décision aux 2/3. Une majorité de plus de 50% a voté pour, mais les 2/3 n’ayant pas été atteints le projet a été rejeté, ce qui a provoqué mon départ de la présidence ( j’avais averti avant le vote).


Aujourd’hui, je sais qu’il y a des accords réciproques d’utilisation des courts entre Chaumont et Tourly mais je ne sais pas si les 2 clubs ont fusionnés. Tourly a officiellement fusionné depuis quelques années avec Enencourt le Sec, qui n’existe plus en tant que Club.


* B. V. : Le club de Tourly me semble reposer presque exclusivement sur son président Marc Ginfray, également entraineur départemental de l’Oise, aidé de Juliette Pille, devenue monitrice de tennis. A son départ, je crains que la gestion de ce club dans une commune de 300 habitants soit bien compliquée. Qu’en penses-tu ?


- O. C. : C’est effectivement le risque inhérent à toute association qui repose sur 1 personne . Probablement que s’il venait à partir quelqu’un prendrait la suite, mais je doute que cette personne ait la disponibilité, la passion, la compétence, les entrées auprès des instances professionnelles de Marc Ginfray (dont la présidence de Tourly est pour ainsi dire le métier), autant de conditions nécessaires pour qu’un vil


lage de 250 habitants puisse compter plus de 250 inscrits. C’est comme si le club de Gisors avait 12000 inscrits !


* B.V. : Lorsque notre trésorier Michel Guery part pour Lyon en 19 ??, sachant que tu n’étais plus président du club de Chaumont, je te demande de le remplacer, car il est essentiel que cette délicate mission soit effectuée par une personne d’expérience et de confiance. As-tu hésité ?


- O.C. : Je n’ai pas trop hésité car, d’une part j’étais disponible, d’autre part je savais que l’ambiance était bonne au sein du club et je n’étais pas en terrain inconnu car je connaissais déj


à un certain nombre des membres du bureau. J’ai eu le sentiment pendant toutes ces années de faire un travail utile. L’entente a été très bonne avec tous, notamment le président.


* B.V. : Tu as régulièrement joué en interclubs, notamment en + 45 puis en +55 ans. Je me souviens de rencontres acharnées, ensemble, avec Michel Guery, Hendrik Bokdam, Arthur Cacciola, contre Vernon ou Evreux AC pour obtenir le titre de champion de l’Eure. Nous avons même obtenu un titre de champion de Normandie, nous qualifiant pour le championnat de France. Nous rêvions d’un joli déplacement, mais ce fut le champion de Picardie, à Beauvais ! Quels souvenirs gardent tu de ces interclubs ?


- O.C. : Je garde bien sur un souvenir ému des décennies que j’ai traversé en participant aux interclubs. Par exemple, pour un déplacement à Bagnole de l’Orne, revenu des Antilles la veille, je m’étais levé à 4h du matin, pour être sur le court à 9h et victime d’


un claquage à 9h 05 ! Les déplacements sur la côte normande étaient particulièrement prisés et l’ambiance toujours au beau fixe sans problème d’égo. Il y avait un vrai esprit d’équipe et notre capitaine ne nous demandais pas (comme c’est le cas aujourd’hui) si nous étions disponibles aux dates prévues car le problème ne se posait pas : nous étions disponibles.

Je regrette vivement d’être le seul « survivant » de cette épopée car nous aurions pu encore nous comporter honorablement en + 70 ans …mais tout a une fin dans la vie.


* B.V. : La réservation du court par internet réduit les contacts humains au sein du club gisorsien. Elles sont loin, ces discussions passionnées d’autrefois autour d’un terrain en attendant qu


’il se libère, ainsi que les parties en double lors de la forte affluence des weekends ou des soirs d’été ! Le regrettes-tu et penses-tu comme certains, que la société reviendra un jour en arrière devant de telles avancées technologiques ?


- O. C. : C’est vrai que les réservations par internet ont pour conséquence que les gens arrivent à l’heure dite et repartent pour la plupart aussitôt après avoir joué.

Néanmoins l’ancien système avait aussi des inconvénients : attente parfois prolongée, pression ressentie quand on arrivait au dixième avantage à 6 partout, obligation morale de jouer en double quand il y avait trop de monde ... Je pense que ce comportement des membres du club reflète plus l’évolution générale des mentalités qu’il n’est dû au s


ystème de réservation , car rien n’empêche les gens habitant Gisors de passer au club pour y rencontrer les amis en dehors des périodes de jeux, pendant les tournois ou pendant les interclubs par exemple . C’est rarement le cas. Je ne pense pas malheureusement qu’un retour en arrière soit possible dans ce domaine.


* B.V. : Quel avis as-tu sur l’évolution du club depuis ton retour au club, jusqu’à la pandémie du Covid 19 ?


- O.C. : Je pense que le club a réussi pendant cette période 2011- 2019 à maintenir ses effectifs ce qui est déjà une belle performance, car je reste persuadé que les chiffres de pertes d’adhérents au niveau national est largement plus important que ce que les statistiques officielles indiquent.


* B.V. : Crois-tu que ces 2 saisons 2020 et 2021, très perturbées par le confinement décidé par le gouvernement, auront des conséquences sur les effectifs des clubs ?


- O. C. : Je ne sais pas .Je ne suis pas forcément pessimiste car je pense que les gens ont compris les difficultés des clubs et ont été satisfaits d’avoir été remboursé, ce qui est parfaitement normal.

- Je pense qu’il y peut y avoir une demande forte de pratique d’un sport après ces 2 ans de disette, mais il ne faudrait pas que des mesures contraignantes viennent semer le doute.

- Autant je suis favorable à la vaccination massive, autant les mesures prises en matière de passe sanitaire pour la pratique des sports individuels sans contact me paraissent excessives eu égard à la réalité de l’épidémie et je pense que nous arrivons maintenant à un moment ou le remède risque de devenir pire que le mal.


* B. V. : Tu as pris gout à la pratique du padel. Quels aspects positifs lui attribues-tu et quelle place penses-tu que le padel occupera les prochaines saisons ?


- O. C. : Je ne connaissais pas le padel avant que le notre ne soit construit .Je l’ai donc découvert et tout de suite apprécié ce qui parait normal car les similitudes avec le tennis sont nombreuses. C’est un sport qui me parait techniquement beaucoup plus facile à pratiquer que le tennis. Un non initié doit rapidement s’amuser, ce qui n’est pas le cas pour le tennis ou la phase d’apprentissage est souvent longue. C’est physiquement moins violent que le tennis pour les personnes d’un âge avancé et cependant on y retrouve le coté ludique du tennis


- Pour ce qui est de son développement j’y vois 3 obstacles :

1. D’une part le fait que c’est un sport de double. On a souvent du mal à trouver un créneau pour faire un simple au tennis (surtout les jeunes qui sont en activité et qui ont charge de famille), alors pour 4 joueurs, cela devient compliqué. Peut être que les responsables fédéraux devraient étudier la possibilité de pratiquer le padel en simple quitte à adapter quelques règles.

2. L’autre obstacle est la difficulté de pratiquer pendant l’hiver en raison de l’absence de structures couvertes en nos régions. Le tennis ne s’est vraiment développé qu’à partir du moment ou il a pu être pratiqué en intérieur et toute l’année. Je pense que les mêmes causes vont produire les mêmes effets avec le padel : 6 mois sans jouer peuvent démotiver. Donc la question de la couverture de notre court devra se poser rapidement pour en pérenniser l’activité.

3. De plus le padel souffre de ne pas être présent sur les télévisions du fait que c’est un sport peu télégénique (comme le tennis de table qui passe mal à la télé). C’est un vrai handicap et je n’y vois pas vraiment de solution.



* B.V. : Quelles doivent être, les orientations prioritaires du club pour la nouvelle décennie ?




- O.C. : Pour la prochaine décennie, le club doit continuer à faire le maximum pour conserver ou augmenter ses effectifs. Une augmentation des effectifs ne pourra se faire qu’à condition de disposer d’au moins une salle couverte supplémentaire.

- De plus je pense que l’on pourrait impliquer davantage les « anciens » qui sont nombreux à Gisors , qui se sentent quelque peu oubliés et qui se plaignent du fait que les courts sont souvent occupés par les compétitions , les écoles de Tennis, les cours particuliers, les interclubs etc..Il me semble que des compétitions internes à caractère amical réservés a cette « clientèle » particulière du club seraient de nature à la remotiver voir à la développer


* B.V. : Quels sont tes joueurs français et mondiaux préférés ?


- O.C. : Je trouve que le tennis mondial est devenu trop lisse voir ennuyeux. A force de réglementations pointilleuses les joueurs ne peuvent plus faire un » pet de travers » sans être aussitôt sanctionnés.

- Rendez nous les Connors, Mac Enroe, Nastase, Noah. Certes cela jouait (beaucoup) moins vite mais au moins on prenait parti. On aimait ou on n’aimait pas, mais on se sentait concerné.

- Mes joueurs préférés sont bien sur Federer (comme tout le monde) et Fognini joueur atypique qui joue souvent en marchant avec une facilité et une décontraction déconcertante (quand on connait la vitesse de la balle).


B.V.: Merci, Olivier, pour ce soutien dynamique au tennis gisorsien. Il est d’autant plus méritant, qu’il est durable. Apres avoir été à la naissance du club gisorsien, tu es revenu pour en assurer une bonne santé financière, 50 ans plus tard !



O.C.: Un grand merci à toi cher Bernard pour ces 41 ans consacrés à la vie du club en tant que président bien sur mais aussi en tant que capitaine et élément moteur des équipes seniors puis +35 ,puis +45, puis +55 et tant de trophées ramenés au sein de notre club ( ton club)

- Sur un plan plus personnel je garde comme de grands souvenirs toutes ses parties « entre midi et 2 » ou le soir jusqu’à parfois la nuit tombante sur notre terre battue de l’avenue de Verdun.

- Seul petit reproche : tu aurais peut-être pu me laisser gagner au moins une fois dans ma vie ; cela m’aurait fait tellement plaisir.



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