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Entretien avec Gilles GODEMENT, webmaster du site du TCG

Updated: Dec 17, 2022


Gilles Godement est l’un des plus anciens membres du club de tennis gisorsien, puisque sa 1ére adhésion date de 19 ?? Il Joue régulièrement en tournois et en équipes. Professionnel de l’informatique, il accepte en 19 ??, de prendre le relais de Sabine Bellamy (partie à Lyon) pour prendre en charge le site internet du club de tennis gisorsien et le remanie complétement. Ce site, remarquable par sa clarté et sa mise à jour régulière, est une superbe vitrine du club. De nombreux club de l’Eure nous envient de pouvoir profiter d’un tel site.


* Bernard Vannier : A ton arrivée au club gisorsien, quelle formation et quel niveau de tennis as-tu ?

- Gilles Godement : J’ai eu ma 1ère raquette de tennis à 12 ans, en 1980, pour ma communion solennelle. Un ami d’enfance et camarade d’école s’était mis à s’intéresser au tennis en regardant Roland Garros à la télévision en 1978-79, il s’était ensuite acheté une raquette et un peu par mimétisme on a été 2 copains à le suivre dans cette aventure. Et c’est la mère de ce 2ème copain qui m’a offert cette raquette pour ma communion. On habitait tous les 3 dans le quartier des Bornes et on jouait sur la route, entre les 2 immeubles où on habitait.

- Puis on a commencé à squatter les courts en dur au stade, ceux qui existaient alors derrière notre actuelle salle Arthur Ashe qui, elle, n’existait pas encore. A partir des beaux jours, et plus encore l’été, on débarquait dès 13h30 et on jouait si les terrains étaient disponibles. Généralement les premiers joueurs arrivaient à 14h00, ça nous laissait déjà 30 minutes de jeu. Et puis on restait sur place quasiment toute l’après-midi et on attendait qu’un court se libère. En attendant on allait chercher les balles qui passaient par-dessus le grillage pour les renvoyer aux joueurs. On se mettait aussi en quête de balles perdues dans les haies, ça nous permettait de ne pas avoir à en acheter. On jouait donc parfois en pointillés, 10 minutes par-ci, 15 minutes par-là; mais parfois beaucoup plus, on arrivait même à jouer des matchs entiers… au meilleur des 5 sets ! (on ne connaissait les règles que via Roland Garros, Wimbledon ou la Coupe Davis qui étaient retransmis à la TV) Evidemment il arrivait qu’on se fasse virer, essentiellement par 2 personnes qu’on a rapidement identifié comme étant des gens importants au club, un certain Bernard V. et un certain Michel G.

- Et puis on s’est inscrit à l’UNSS Tennis (à l’époque nommée ASSU). Le tennis à l’UNSS, c’était au 3ème trimestre de l’année scolaire et c’était Prosper Disarbois qui s’en occupait le mercredi après-midi dans la salle omnisport. Ce sont les seuls et uniques cours de tennis qu’on aura eu dans notre vie (en plus de regarder les champions à la TV). Et pour tout dire, dès la 2ème année on faisait au moins jeu égal avec Prosper !

- Au final on a dû se laisser convaincre (peut-être par Michel G. ? ou Prosper lui-même ?) que prendre la carte du club pourrait être une bonne chose et que ça n’était pas si cher pour les jeunes. On a dû réussir aussi à convaincre nos parents jusqu’alors plutôt sceptiques sur notre passion pour le tennis. Je pense donc que ma 1ère licence doit dater de 1983 et sans le savoir puisque je n’y connais absolument rien aux classements FFT à cette époque, je pense que j’avais un petit niveau 4ème série, mais guère plus de 30/3.


* B.V. : Quelle est ton activité professionnelle dans l’informatique ?

- G.G. : J’ai travaillé pendant 25 ans en SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique) au sein desquelles j’ai effectué des missions dans différents secteurs : banque, assurance, pétrochimie, gestion, etc. Mais une très grande part de mon expérience professionnelle en SSII concerne le milieu pharmaceutique puisqu’en cumulé j’ai travaillé près de 20 ans pour le laboratoire GSK (anciennement Glaxo Wellcome) à Evreux.

- Dans un premier temps j’ai évolué pendant plusieurs années dans un contexte de gestion de process, puis de retour chez GSK en 2007, j’ai ensuite évolué pendant 12 ans dans un contexte « business intelligence » (informatique décisionnelle), domaine dans lequel je me suis désormais spécialisé. Fin 2019 j’ai quitté ma SSII pour rejoindre ISAGRI à Beauvais, 1er éditeur européen de logiciels à destination du monde agricole.


* B.V. : Lors du démarrage de ta fonction de webmaster pour ce site, quels sont tes orientations prioritaires et quelles premières impressions des membres reçois tu en retour ?

- G.G. : A partir du moment où j’embarquais le club vers un abandon du CMS de la FFT, dans un 1er temps, il fallait surtout que je trouve la bonne solution technique à adopter pour ne pas que le club soit techniquement dépendant de moi. Bon nombre de clubs ont des sites à l’abandon parce que la personne à l’origine du site a quitté le club ou n’a plus le temps de s’en occuper. Des CMS gratuits en langage PHP il en existe plein et certains sont réputés et drainent une large communauté d’utilisateurs à travers le monde. C’est passionnant à mettre en œuvre mais ça demande quelques compétences techniques et surtout un hébergeur forcément payant. Ça m’aurait intéressé mais je ne me voyais pas embarquer le club dans cette histoire.

- J’ai donc cherché des solutions « clé en main » et de préférence gratuite ou très peu onéreuse. Après étude et tests de plusieurs solutions sur le marché des sites de clubs ou d’associations, mon choix s’est porté sur Quomodo qui se dégageait assez nettement des autres et qui correspondait à mes attentes : simplicité d’utilisation, fonctionnalités, publicité modérée et peu envahissante, support utilisateurs, et qui globalement m’apparaissait être une jeune société « sérieuse et passionnée ».

- Une fois ce choix fait, mes 2 priorités étaient :

. sur la forme, « designer » un site web visuellement agréable à regarder et qu’on ait plaisir à consulter régulièrement : un point essentiel car c’est peu de dire que le CMS de la FFT était une calamité en terme de design web !

. sur le fond, concevoir un site web exhaustif de l’ensemble des activités du club et parfaitement représentatif de sa « vie » au fil des saisons : notre journal « Bruits de court » offrait certes un assez bon panorama de la vie du club mais il ne pouvait prétendre couvrir toute la richesse et toute la vitalité du club, et surtout, sa parution semestrielle le faisait relater des évènements déjà un peu lointain, là où un site web permet évidemment un peu plus de réactivité.

- Avant même ce site, une autre de mes priorités avait été de créer une page Facebook pour le club. J’en avais pris la responsabilité car il était impensable pour moi que notre club soit absent des réseaux sociaux. Il fallait prendre le train en marche tout de suite et je ne regrette pas ce choix car couplé ensuite à notre site web, ces 2 vitrines nous permettent aujourd’hui d’avoir une très bonne visibilité numérique.

- Concernant les premières impressions des membres, très honnêtement je n’en ai eu aucune. J’ai eu celles enthousiastes du Comité Directeur et de son bureau, et un peu plus tard Jean-Philippe m’a rapporté de bons retours des membres de passage au club-house, mais directement je n’ai jamais eu aucun retour réel. Et quand il a pu m’arriver au détour d’une conversation avec un membre d’évoquer le sujet, on m’a répondu simplement « Oui, c’est bien. » sans plus de précisions et sans que je sache vraiment s’il avait été réellement visité le site ou bien s’il me disait ça uniquement pour me faire plaisir. En somme c’était « normal » puisque j’étais « l’informaticien de service » au club.


* B.V. : Quels sont les éléments essentiels dans l’évolution du site, notamment la place du « live », qui permet de suivre en direct les interclubs, grâce aux scores et aux commentaires sur place du capitaine (ou son adjoint quand lui-même joue) ?

- G.G. : Quand j’ai testé Quomodo, cette fonctionnalité permettant de diffuser une information par SMS m’a tout de suite tapé dans l’œil. Pas besoin d’utiliser son forfait data, un simple SMS suffit. Mais bien qu’intéressante, je ne voyais pas comment en tirer parti et lui trouver une quelconque utilité dans le cadre de notre site. Et puis un matin je me suis levé et c’était une évidence : le « live scoring » pour les championnats par équipe ! En plus je me disais que ça séduirait les jeunes très « accro » à leur téléphone portable. Au final, sur ce dernier point, c’est plutôt une déception puisque la plupart du temps ce sont les adultes qui font le live scoring pendant les matchs.

- Mais pour le reste, le TCG Live est je crois une vraie réussite, aujourd’hui bien ancrée au club, ma plus grande fierté étant que certains clubs adverses l’utilisent pour suivre les résultats de leur équipe en déplacement chez nous.

- Concernant l’évolution du site, j’aimerai qu’il soit un peu plus un point de référence pour les membres. On y arrive plus ou moins avec la publication des plannings de l’école de tennis en début de saison sportive. Les formulaires d’inscription sont également téléchargeables sur le site. Mais on peut sûrement faire mieux, notamment en matière de communication et d’annonce, les membres étant le plus souvent informés par mail avant d’être informés via notre page Facebook ou notre site web qui arrivent en 2ème rideau.

- Il faudra peut-être un jour passer à Quomodo V2. Sachant qu’une migration pure et dure entraîne une modification totale du design du site qui nécessiterait de repasser sur toutes nos pages pour les adapter en conséquence, un travail colossal qui n’est pas envisageable. Une solution consisterait donc à garder le site en V1 pour historique et à créer un site V2 totalement nouveau, avec évidemment un lien quelque part pour accéder au site V1. Un gros travail aussi qui nécessitera de contacter au préalable Quomodo pour avoir quelques renseignements. Mais pour le moment je n’ai ni le temps, ni l’envie, ni l’énergie pour m’attaquer à ça donc on verra… De toute façon il n’y aucune urgence puisque Quomodo n’oblige pas ses clients V1 à passer en V2.


* B.V. : La réservation par internet, grâce à l’application « Balle Jaune », des 3 terrains couverts en 1913, puis des 5 courts extérieurs en 2016, est une avancée technologique pratique pour les adhérents, mais ne retire t’elle pas de la convivialité, un élément essentiel d’une bonne qualité des activités sportives ? Tu te souviens évidement des années 1980-1990 (ou 2000), des samedis après midi ensoleillés, au printemps, rassemblant beaucoup de joueurs, qui, vu l’affluence, attendent qu’un terrain se libère, en discutant, en offrant à boire au club-house, acceptant de jouer en double avec des inconnus. De plus en plus, les membres arrivent à l’heure juste, ne montent pas les 5 marches du club-house, pour ne pas perdre une minute de leur heure de jeu et repartent aussitôt fini. Que penses-tu de cette évolution ?

- G.G. : J’ai effectivement connu cette période. On peut l’idéaliser mais on peut se souvenir aussi qu’en « off » beaucoup s’en plaignaient et étaient excédés de devoir attendre longtemps avant de pouvoir disposer d’un court… Soyons francs, il y aura toujours 2 publics, celui ayant un esprit « club » et celui qui vient simplement faire son tennis hebdomadaire. Pour ce dernier la réservation par internet s’avère plus pratique mais elle n’empêche pas ceux qui recherchent aussi un peu de convivialité d’aller au club-house boire un verre.

- Par contre je suis beaucoup plus nostalgique des étés des années 80 (voire 90) où les courts étaient majoritairement squattés par les plus jeunes. Aujourd’hui rares sont les mômes qui ont la passion du tennis. Le tennis c’est une activité comme une autre dans leur année scolaire. L’école de tennis porte alors bien son nom : ils vont à l’école, rien de plus, il n’y a pas de passion. Jamais on ne les voit jouer en dehors des créneaux de l’école de tennis ou des animations qui leurs sont dédiées.

- A part Federer et Nadal, ils sont incapables de citer spontanément le nom d’autres joueurs de tennis de premier plan, encore moins des joueuses ! Mais c’est normal puisqu’à part Roland Garros ils n’ont pas l’occasion de voir du tennis à la télévision… Nous l’été, on passait nos vies sur les courts, de 13h30/14h à 17h/18h, parfois même un peu plus. On faisait des matchs en 5 sets, on faisait la revanche le lendemain, et ainsi de suite. Tennis Magazine était notre bible, on suivait fiévreusement toute l’actualité du tennis. On était amoureux de Carling Bassett et d’Andrea Temesvari… Aujourd’hui tout ça a disparu et l’été nos courts sont désespérément déserts…


* B.V. : La mise en place du classement mensuel est elle pour toi une avancée majeure ?

- G.G. : Absolument. Je dirais même qu’il était temps. Ça fait longtemps que d’un strict point de vue informatique il n’y avait aucun obstacle à mettre en place cette mise à jour mensuelle. Il n’était pas normal qu’un(e) compétiteur/trice qui réalise un bon tournoi avec plusieurs perfs à la clé n’en voit pas le résultat rapidement en terme de classement, c’est valorisant et encourageant. On voit les classements ATP/WTA évoluer chaque semaine, il n’y a pas de raison que les classements nationaux ne puissent évoluer chaque mois.

- Et puis la mise à jour mensuelle permet aussi aux joueurs qui progressent très rapidement (ou qui reviennent à la compétition après un long arrêt) de ne pas venir « plomber » toute une saison les tableaux des tournois en collant des 6/0 6/0 à des joueurs qui n’ont pas leur niveau.


* B.V. : Le Padel se veut convivial en jouant à 4 et surtout plus rapidement ludique que le tennis, grâce à un service « à la cuillère » accessible à tous et grâce à la 2e chance avec une frappe possible au retour de la vitre. Cela ne semble pas t’enthousiasmer. Sur quels arguments ?

- G.G. : Je n’ai rien contre le padel en tant que sport. Ça ne m’intéresse pas, c’est tout. Ça n’est pas parce qu’on joue au tennis qu’on est obligé d’avoir de l’intérêt pour tous les sports de raquettes. Par contre ce qui me dérange fortement, c’est l’OPA menée par la FFT sur ce sport pour gonfler artificiellement son nombre de licenciés en perpétuelle baisse depuis plusieurs saisons.

- Quoiqu’on en dise, en France il n’y avait aucune demande réelle du public par rapport au padel. Elle a été créée artificiellement par la FFT, qui a mis une forte pression sur les clubs pour qu’ils s’équipent en courts de padel. Et bien aidée également par un fort lobbying des constructeurs de terrains de padel, notamment Tecnifibre, très (trop !) ancré au sein des clubs.

- Souvenons-nous qu’au milieu des années 70, la FFT gérait le squash alors naissant en France, et que s’est-il passé, au début des années 80 le squash s’est émancipé et a créé sa propre fédération. Dans le meilleur des cas il se produira la même chose pour le padel et les clubs équipés de 1 ou 2 courts ne pourront satisfaire les purs padélistes qui iront voir ailleurs dans des clubs dédiés disposant de plus de courts et de structures couvertes permettant de jouer toute l’année. Dans le pire des cas, la FFT trainera comme un boulet ce sport et les clubs équipés traineront comme un boulet leurs terrains désertés, progressivement dégradés puis à l’abandon, et qui ne leurs auront jamais rien rapporté.

- A bien y regarder, le padel a bien plus à voir avec le squash qu’avec le tennis et aurait eu plus sa place au sein de la fédération de squash qu’au sein de celle de tennis. Evidemment la fédération de squash n’a pas la puissance de celle du tennis et peut-être a-t-elle peur aussi que ce sport lui fasse de l’ombre.


* B.V. : Avec ta longue fidélité au club, comment juges-tu son évolution ?

- G.G. : A l’évidence elle est exceptionnelle. J’ai tout vu s’y construire : les 2 premiers courts en bas de l’avenue Victor Hugo, puis un 3ème, un 4ème, un 5ème, la bulle, Arthur Ashe, le club-house, le mini-tennis… En terme sportif c’est également une très belle réussite avec notamment nos 5 équipes masculines lors des championnats de printemps + 2 équipes féminines, des équipes Seniors Plus, de nombreuses équipes jeunes, des titres individuels ou par équipe, etc.

- Quelques bémols cependant. Tout d’abord la disponibilité de la salle Arthur Ashe où l’école de tennis et les animations sont omniprésentes (et sans compter les périodes de compétition : tournois, championnat). Le samedi je peux encore comprendre que jusqu’à midi / 13h maxi, l’école de tennis occupe les courts. Mais à partir de 14h la salle Arthur Ashe devrait être rendue aux membres qui sont relégués à longueur d’année, semaine comme week-end, sous la bulle que tout le monde exècre.

- A ce sujet je pense qu’on a loupé le coche lorsque la bulle a perdu sa toile et qu’il a fallu reconstruire. Bien sûr il fallait faire au plus vite, bien sûr on n’avait sûrement pas les capitaux nécessaires, mais il aurait été cependant intéressant de se poser la question de reconstruire avec une structure « en dur » et non pas simplement remplacer la toile. Ça aurait été l’occasion également d’abandonner la terre battue couverte au profit d’un greenset, et d’avoir ainsi un club parfaitement cohérent avec 5 courts extérieurs en terre battue et 3 courts couverts en greenset. Et ça aurait permis aux membres de se réconcilier enfin avec ce court sur lequel personne n’aime jouer sauf contraint et forcé du fait de la non-disponibilité perpétuelle de la salle Arthur Ashe.

- Enfin il y a le passage de nos courts extérieurs du quick à la terre battue, choix que je n’ai jamais compris et qui ne correspondait à aucune demande exprimée des membres. J’aurais aimé un grand sondage/concertation auprès des membres. Le goût des joueurs réguliers c’est plutôt le greenset intermédiaire qui favorise tous les types de jeu. Je sais que bon nombre de joueurs des clubs voisins ont peu apprécié ce changement de surface et ne jouaient notre tournoi de septembre que s’ils avaient besoin de points en fin de saison. Aujourd’hui que la saison commence en septembre, ils pourront définitivement zapper Gisors.

- Plus récemment, je déplore l’instauration du super tie-break en guise de 3ème set dans le tableau Senior+ de notre tournoi. Quand on voit qu’en Bretagne il y a eu une rébellion (gagnante !) contre le super tie-break lors des matchs par équipe, il est vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu un effet boule de neige dans les autres ligues…


* B.V. : Quelles orientations souhaites tu pour l’avenir du club gisorsien ?

- G.G. : A l’évidence un 4ème court couvert serait appréciable. Mais à l’unique condition qu’il soit réservé aux membres le week-end et le soir en semaine. Si c’est pour augmenter la capacité de notre école de tennis et y faire encore plus d’animations, ça n’a pour moi aucun intérêt. J’espère aussi revoir un jour un mur d’entrainement extérieur, les 2 qu’on avait ayant (malheureusement) sauté à cause du court de padel... J’espère enfin que le padel ne se développe pas trop au sein du club et qu’il reste tout à fait marginal.


* B.V. : Tu as assisté à plusieurs rencontres de Coupe Davis, quel est ton meilleur souvenir ?

- G.G. : Plusieurs rencontres de Coupe Davis… et de Fed Cup aussi ! Et à vrai dire c’est en Fed Cup que j’ai les meilleurs souvenirs. Notamment la finale 2005 face à la Russie disputée à Roland Garros à la mi-septembre et terminée le dimanche soir au double décisif… et quasi à la bougie ! Malheureusement cette conclusion n’a pas tourné en notre faveur. Double décisif aussi mais fin beaucoup plus heureuse pour un France / Suisse en 2014 à Coubertin, et plus encore en 2019 à Rouen pour la demi-finale face à la Roumanie avec un scenario dont je rêvais depuis des semaines : double décisif et l’union sacrée de Garcia et Mladenovic au double décisif. J’en ai presque pleuré. Ce match était tellement important à plus d’un titre, comme on l’a vu quelques mois plus tard lors de la finale face à l’Australie.

- Concernant la Coupe Davis, le problème c’est que je n’ai jamais assisté à une « grande rencontre ». Bien sûr il y a eu la finale de 2017 à Lille face à la Belgique qui concrétisait un rêve de gosse d’assister un jour à une finale de bout en bout avec victoire de la France à la clé. Mais il n’y a pas eu de grands matchs lors de cette finale et l’émotion n’était pas vraiment au rendez-vous.

- Pour le reste il y a eu beaucoup de rencontres à sens unique comme un France / Israël à Rouen et un France / Grande-Bretagne (sans Murray) toujours à Rouen. Il y a eu aussi un France / République Tchèque à Roland Garros, certes à sens unique également, mais joué mi-septembre lors d’un été indien magnifique. 48 heures avant la 1ère journée, j’ai été contacté par la FFT pour être reclassé en loges, jamais je n’aurais pensé pouvoir assister un jour à des matchs au bord du Court Central : un beau souvenir donc.


* B.V. : Quels sont tes 2 ou 3 joueuses et joueurs préférés, français et sur le plan mondial ?

- G.G. : Chez les français Henri Leconte, Guy Forget, Richard Gasquet, Mary Pierce, Amélie Mauresmo et Kristina Mladenovic.

- Au niveau mondial, Mats Wilander, Chris Evert, Pete Sampras, Monica Seles, Rafael Nadal, Petra Kvitova et Ashleigh Barty. Idoles absolues : Pete Sampras et Monica Seles.


* B.V.: Merci à Gilles pour toutes cette informatique mise au service du club, faisant ainsi profiter les adhérents du TCG des avancées technologique et des informations en direct.

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