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Entretien avec Eric MOERMAN président du football GN27

Updated: May 28, 2021

Sportif, il joue au tennis en famille au TCG. Il préside le club de football GVN 27 depuis 9 ans. Il vient de réaliser son ambitieux projet de faire monter le club en Régional 1, dernière division avant la Nationale 3. Ma passion pour le football, égale au moins à celle du tennis et tout aussi ancienne, m’amène logiquement à recueillir les avis d’Eric sur le fonctionnement des associations sportives, aussi bien locales que dans le domaine professionnel.


* Bernard Vannier : Dans quelles circonstances as-tu commencé à jouer au tennis et quelle est son attractivité pour toi ?

- Eric Moerman : J’ai commencé à jouer au tennis avec mon père, nageur au cercle du Stade Sottevillais. Il avait accès aux cours de tennis de la ville et on échangeait quelques balles lorsque les licenciés étaient absents. Passionné par ce sport, je ne pouvais, hélas, y adhérer et je suis resté licencié de football. J’ai, en réalité, pris mes premiers cours de tennis à Gisors avec Monsieur Alain Mérignac en 1991, année où, avec mon épouse, nous sommes arrivés dans la Capitale du Vexin Normand. J’essaie de jouer le plus souvent possible mais j’ai un emploi du temps très chargé… Pourtant ce sport m’attire et me passionne aussi bien sur le plan tactique que sur le plan technique. Il fait se dépasser l’individu pour arriver à ses fins. J’aime assez cet aspect de ce sport…


* B.V. : Ton fils jouant au football, est ce lui qui t’as amené à devenir dirigeant du club de football?

- E.M. : Effectivement, mon fils, Pierre-Antoine, jouant au football à Gisors, je l’ai accompagné. Je suis de fait devenu dirigeant, puis j’ai passé mes formations d’éducateur fédéral, j’ai dirigé toutes les catégories d’âges et, après ma dernière grosse blessure sportive, je me suis dirigé vers la gestion sportive et la direction de club. Vice Président de 2008 à 2011, je suis Président depuis 2013.


* B.V. : Comment évalue tu l’évolution du club de tennis gisorsien ?

- E.M. : J’ai découvert le club en 1991. Je l’ai vu changer, s’adapter au temps qui passe, aux mentalités qui changent. Je l’ai vu grandir et devenir un club attractif, jalousé pour sa réussite et envié, sportivement et administrativement. Chaque semaine, chaque mois, chaque année, le club de Gisors était sacré champion de telles ou telles catégories, réalisant des exploits. Il était connu médiatiquement aussi. Pendant les treize années où j’ai travaillé à Evreux, on me parlait plus du tennis que du trésor des Templiers ! Le TCG est connu et reconnu et, pour réussir cela, il y a bien sûr la partie sportive mais les licenciés reconnaissent la qualité de la pédagogie et de la gestion qui est des plus remarquable.


* B.V. : Je porte souvent, avec plaisir et fierté, le survêtement, offert par le club de football, lors de la fête pour mes 35 ans de présidence du club de tennis gisorsien. Il me rappelle les matchs des « anciens » de Gisors, le dimanche matin, et l’ambiance très chaleureuse de cette équipe, avec l’apéritif lors de la 3e mi-temps ! Les équipiers m’avaient choisi comme capitaine, et j’essayais d’honorer au mieux cette confiance. Cette atmosphère est retrouvée lors des interclubs en tennis, mais cette période est bien courte. Les sports collectifs auront toujours cet avantage de pouvoir compenser une prestation personnelle médiocre par un résultat collectif positif. J’ai constamment préféré perdre et que l’équipe gagne plutôt que l’inverse. Quelles autres vertus retrouves-tu dans le football ?

- E.M. : Que l’équipe gagne ou qu’elle perde, le football est un sport collectif, mais c’est surtout un sport de masse où la mixité sociale est importante. L’entraide entre des joueurs de toutes catégories socio-professionnelles est complète pour arriver à ses fins : gagner le match. L’équipe ne fait qu’un, on oublie d’où l’on vient pour se mettre au service de l’autre, du collectif. J’ai joué dans des clubs dits ruraux et dans des clubs urbains, où la mixité sociale et culturelle était importante, et j’ai retrouvé ces moments de convivialité, d’empathie, d’envie, partout grâce à ce sport.


* B.V. : Tu as, sagement, basé la progression du club de football sur la formation des jeunes, atout essentiel pour se maintenir au plus haut niveau régional. Au club de tennis, nous avons également, depuis 40 ans, gardé comme priorité la qualité de l’enseignement. Malgré des variations selon les saisons, les titres de champion de l’Eure et de Normandie des jeunes gisorsiens, se sont multipliés et ont profité ensuite aux équipes seniors, sans avoir besoin d’attirer des mercenaires, avec le risque, souvent constaté, d’un écroulement brutal à leurs départs, qui finit par arriver, et souvent plus tôt que prévu ! Dans ce monde du football, si populaire et si influencé par l’argent, est-il possible de garder ce cap ?

- E.M. : Difficile question ! Pour être honnête, j’essaie de me tenir à ma ligne de conduite et à ma philosophie du sport et du football. En tant qu’amateur, on joue pour son club, sa ville, ses copains et pour soi. Le club de Gisors est numéro 1 dans la formation de son école de foot. Ces jeunes ont la possibilité de progresser et de jouer au plus haut niveau régional dans toutes les catégories sans quitter notre bassin de vie. Dès lors, je mise sur la formation pour rester au plus haut niveau. Je croise les doigts pour que cela continue !


* B.V. : S’entourer de dirigeants passionnés, disponibles, compétents et dévoués est une tache primordiale pour un président de club, comme de préparer son successeur. Une seule de ces quatre qualités manque et la mission du dirigeant perd de son efficacité. Que penses-tu de ces valeurs, et quelles sont les tiennes ?

- E.M. : Je les partage complètement ! Ce sont des valeurs primordiales à mon goût et nécessaires à la réussite d’un bon éducateur, dirigeant ou effectivement d’un Président. Un club, et donc une association, est à l’image de notre société. On doit encadrer, gérer, animer, diriger, tout cela de façon bénévole. De ce fait, la passion, la disponibilité, le dévouement, la compétence sont des atouts primordiaux. Je rajouterais, pour le Président, le désintéressement car cela parfois, voire souvent, nous coûte plus que cela ne nous rapporte, mais la passion l’emporte !


* B.V. : En quoi, ton activité professionnelle t’a aidé à diriger le club de football ? Avec ton expérience de dirigeant d’entreprise, quelles similitudes et quelles différences estimes-tu entre la gestion d’une association sportive comme celle de GVN27 et une entreprise ?

- E.M. : En trente ans d’expérience professionnelle, j’ai travaillé sur trois domaines : technique, formation et emploi. En effet, j’ai été gérant d’entreprise de maintenance, puis responsable de la formation dans un CFA, et je suis maintenant Directeur d’Agence d’Emploi à Gisors et Vernon. Cette expérience me sert au quotidien dans la gestion du club, tout cela sur les plans administratif, technique et humain. Nous effectuons énormément de formations au club, c’est un domaine que je connais bien. Idem pour la gestion humaine. Pour la gestion financière, j’ai également la chance d’avoir au bureau un autre chef d’entreprise en la personne de José Cerqueira. Dès lors, nous sommes parfois plus catégoriques dans nos décisions que ne pourrait l’être un autre Président d’association qui ne serait pas au fait de certaines réglementations.


* B.V. : Avant ton arrivée, les dirigeants du football gisorsien étaient prêts à faire sortir la section de l’Entente Gisorsienne. Le football a suivi le tennis en devenant une association indépendante loi 1901, financièrement et juridiquement responsable. Ce sont les deux seuls disciplines sportives dans ce cas sur les 23 actives de l’EG. Elles continuent leur activité au sein de l’Entente gisorsienne. Est-ce l’esprit de solidarité sportive qui contribue à cette position ?

- E.M. : Je pense effectivement que l’esprit de solidarité doit exister encore plus dans le sport. Les entretiens avec le Président actuel de l’Entente Gisorsienne, Claude Malysse, ont été importants et partager ses expériences avec les autres est fondamental.


* B.V. : En mai 2013, la fusion du club de football gisorsien avec des villages voisins aboutit au Gisors Vexin Normand 27, qui devient, en effectifs, le 2e club de l’Eure et le 8e club normand. Je me souviens des traditionnels matchs « musclés » entre Gisors, Dangu et Vesly. A l’époque, une telle fusion locale était impossible à imaginer. Le succès actuel du GVN 27 n’est il pas lié à cette orientation, qui me semble précurseur de notre tendance à mutualiser les moyens (dans ce cas, aussi bien, les terrains que les éducateurs) ?

- E.M. : Cela faisait longtemps que j’y pensais et, avec mon ami José Cerqueira, on a effectivement réfléchi à cette fusion. Il nous fallait mutualiser les moyens humains, logistiques, financiers et techniques pour grandir et surtout réussir. En effet, les diverses directives de la FFF entrainent des obligations administratives conséquentes et impératives. Sans la mise en application de ces obligations, le club ne peut grandir ni monter de division, il est contraint de stagner voire de s’arrêter. Nous avons été précurseurs en menant à bien la plus grande réussite Normande en terme de fusion.



* B.V. : Le TCG fonctionne avec un Volontaire Service Civique, du 1er mars au 31 octobre, depuis 8 ans, avec une mission privilégiant la bonne intégration des jeunes dans un club de tennis. Avez-vous aussi une aide extérieure financée par l’état et dans quelles conditions ?

- E.M. : Le FC GVN fonctionne avec deux services civiques, également financés par l’Etat et nous effectuons, dans la mesure du possible, deux contrats d’apprentissage par cycle de deux ans ou un an, avec une aide de la Région Normandie.


* B.V. : L’informatique s’introduit partout. Les licenciés FFT compétiteurs connaissent leur nouveau classement mensuel sur l’application Ten Up. Nous devons transmettre tous les résultats des compétitions sur le site fédéral. Nos membres réservent leur terrain de tennis, non seulement couverts, mais maintenant extérieurs, et le padel sur le site Balles Jaunes. Dans votre monde du football, quelle utilisation est faite de l’informatique ?

- E.M. : Depuis 2016, tout est géré sur la Normandie par informatique, d’où la place importante de cette technique. En effet, il n’y a plus de feuille de match « papier ». Ce sont des tablettes et les feuilles de match sont informatisées (FMI). La rencontre est validée en amont et en aval du match par les capitaines des équipes et par l’arbitre. La rencontre est validée uniquement avec ces signatures. Tout est inscrit : buts, remplaçants, blessés, incidents, cartons… 96% des rencontres du week-end sont enregistrées le dimanche soir, gain de temps énorme pour les Districts et Ligues.


* B.V. : La rencontre des jeunes de Gisors, au stade de France, lors de la coupe du monde 1998, en lever de rideau de France-Arabie Saoudite, est un évènement exceptionnel, dont rêve sans doute beaucoup de dirigeants de clubs. Quels souvenirs en gardes-tu ?

- E.M. : Une fierté pour Gisors et ces jeunes ! Pour preuve, j’ai demandé à un de ces joueurs de devenir Président d’honneur du club : Didier Digart. Une reconnaissance pour la ville et le club.




* B.V. : En 2016, Hervé Morin, président de la Région Normandie, confirme, lors d’une conférence de presse dans le club-house du TCG ( local le plus proche du terrain de football), la prise en charge quasi-totale de 3 dossiers majeurs de la ville de Gisors : l’aménagement de la gare, la mise en valeur du château de Gisors et... le remplacement du terrain polyvalent stabilisé par un gazon synthétique tout temps, réservé au club de football. Cette dernière opération coute environ un million €. Comment as-tu réussi la réalisation d’un dossier si compliqué ?

- E.M. : C’est trois ans de travail, des entretiens au Département, à la Région, dans les lycées, dans les collèges et bien sûr à la Mairie. J’ai rencontré Monsieur Alexandre Rassaërt, Maire de Gisors, qui a compris l’intérêt pour la commune, le club, et qui a soutenu le projet. Une fois en possession des courriers de chacun validant le projet, j’ai trouvé un maître d’œuvre spécialisé dans ce type de construction et on a cherché les financements. Monsieur le Maire de Gisors s’est dès lors battu pour obtenir l’enveloppe (Région, Département, Ville et FFF). Je souhaitais un outil pédagogique performant pour les collèges, le lycée et le club.


* B.V. : Un point commun entre les sections football et tennis de l’Entente Gisorsienne, est d’avoir une activité au profit du monde des handicapés. Depuis 2001, Jean Philippe Nariana, éducateur fédéral, diplômé BESAPT, et maintenant moniteur breveté d’état, initie chaque semaine, en court couvert, avec l’aide du Volontaire Service Civique, un groupe d’handicapés mentaux de l’APAJH, avec de petites compétitions. Leur joie sur le terrain, leur reconnaissance à l’encadrement et donc leur joie de vivre, sont étonnantes et émouvantes, faisant réfléchir sur la condition humaine. Quelle a été votre démarche au club de football et ton sentiment ?

- E.M. : La section « Sport adapté » est une bouffée de joie, de vie, d’oxygène dans ce monde, hélas, anxiogène. Professionnellement, je suis aussi référent pour l’insertion des personnes handicapées en milieu industriel. Dès lors, le mot « handicap » ne m’impressionne pas. Après entretien au bureau, nous avons décidé cette création et une entente avec le Centre Saint-Martin à Etrépagny : 17 licenciés dans cette section. Un tournoi annuel, et je vais créer le premier tournoi de la mixité en 2021. J’ai l’aval de la Fédération et de la Ligue.


* B.V. : Le club de football a aussi une approche sociale importante. Je crois que vous proposez même une activité sportive avec devoirs assistés pour les enfants des milieux les plus défavorisés. Quelles en sont les modalités pratiques ?

- E.M. : Une dizaine d’enfants, le mardi soir avant l’entrainement, est accompagnée par un bénévole qui les conseille, dirige et « impose » les devoirs à ces jeunes qui sont parfois très éloignés de la vie scolaire. Le club de football leur rappelle les valeurs du travail.


* B.V. : Le monde professionnel du football fait vibrer les passionnés de football, mais leurs revenus annuels (salaires, primes et contrats publicitaires) ne sont ils pas démesurés (Lionel Messi au FC Barcelone 130 millions, Cristiano Ronaldo à la Juventus 113 millions, Neymar 92 millions) et ne finiront ils pas, par éloigner de plus en plus de supporters, dont certains, aussi utiles à la société et même sans doute plus, ne gagne que le SMIG (18.500 € par an), soit même pas un millième (0,00016%) de leurs revenus ?

- E.M. : Hélas, non ! Et c’est là le problème, à mon sens. Outre le fait que je trouve ces salaires complètement indécents et intolérables à mes yeux, ces « stars » du football (mais on en retrouve dans le golf, le basket, l’automobile) offrent du rêve à ces fameux supporters. Les « Messi », « Ronaldo », « Neymar »… les font voyager et oublier la vie difficile qu’ils mènent et parfois la médiocrité de leur quotidien. C’est un paradoxe étonnant, mais qui n’est pas près de disparaitre. La société est ainsi…


* B.V. : Comme capitaine de l’équipe des pupilles de Chambly comme celle des vétérans de Gisors, je n’ai jamais laissé un équipier insulter l’arbitre. Je supporte mal ces professionnels qui, presque systématiquement, viennent contester les décisions arbitrales, lors des coups francs, des pénaltys et même une simple touche ! Pourquoi, cela est il réservé au football, avec les conséquences néfastes pour l’éducation des jeunes, puisque quasiment jamais vu en rugby, basket, handball… ? Toi, qui est maintenant dirigeant au niveau de la Ligue de Normandie de football, ne peux-tu suggérer une règle, simple, facile à appliquer et qui serait surement efficace : toute contestation de coup franc ou de touche, le (ou la) fait avancer aussitôt, de 10 mètres (ou autre distance). Ceci avait été appliqué autrefois en rugby, avec réussite.

- E.M. : Cela fait partie du « spectacle », au grand dam des arbitres de Ligue et de District. C’est du show pur et simple pour la Ligue 1 et 2. Hélas, cela transpire en amateur et, de fait, dans une société difficile, certains individus reproduisent ces comportements. Après, dans certaines zones difficiles, l’enjeu dépasse souvent l’éthique et le jeu… Nous réfléchissons lors de commissions de discipline à de nouvelles règles, dont celle des dix mètres en cas de contestation de la décision de l’arbitre. Elle est déjà adoptée dans l’Eure, mais non validée à l’instant T par la Ligue.



* B.V. : Logiquement, quasi tout président, en 9 ans de fonction, doit faire face à des situations complexes, voire pénibles. Laquelle t’as laissé un gout amer et quels conseils peux-tu donner à un jeune président de club de football ?

- E.M. : Hélas, plusieurs situations m’ont laissé un goût amer. Il faut prendre du recul, encaisser et rebondir. Une association n’appartient pas à son Président, c’est une structure de vie commune et il est parfois difficile d’assumer des situations qui résultent d’un choix collaboratif et collectif. Il faut du caractère… Les citer serait les faire revivre, je suis passé à autre chose.


* B.V. : Quels sont tes meilleurs souvenirs comme dirigeant ?

- E.M. : < Comme Président, mes meilleurs souvenirs, il y en a tant…

. La création du club après tant de critiques et sa réussite, le terrain synthétique de Gisors.

.Le titre de Champion de Normandie U13, seul club amateur qualifié à la finale du championnat de France, et les différentes montées au niveau régional.

. La création de l’équipe « sport adapté » et du pôle féminin

< Comme dirigeant / éducateur :

. Les 6 tours de Coupe de France et être le Petit Poucet Normand, toucher la coupe de France en direct sur France 3, mon orgueil en a été flatté…

. La ½ finale de Coupe de Normandie U18, perdue contre le FCR, avec mon fils Pierre-Antoine, capitaine de l’équipe

. La finale départementale avec mon second fils, Lucas

. Le titre de Champion de l’Eure en U18 avec mon troisième fils, Eloi


* B.V. : La question habituelle pour terminer l’entretien : quelles sont tes joueuses et tes joueurs de tennis préférés, sur le plan national comme mondial ?

- E.M. : Je suis un nostalgique, parait-il… Alors, des noms comme Mac Enroe, Edberg, Connors résonnent bien dans ma tête. Au niveau national, c’était bien sûr Yannick Noah. De nos jours, je suis fan de Richard Gasquet et de Roger Federer que je considère comme le plus grand joueur, par son jeu mais surtout par sa prestance. C’est ce que j’appelle un seigneur, il impose le respect ! Sur le pôle féminin, j’étais fan de Gabriela Sabatini que j’ai vue à Roland-Garros. Actuellement, j’aime bien Caroline Garcia.


* B.V. : Merci pour ces réponses, auxquelles je suis d’autant plus sensible, qu’elles offrent un certain degré de parallèle, alors que le tennis, sport individuel, et le football, sport collectif, sont théoriquement bien différents. L’exercice des deux sports est probablement complémentaire, expliquant ainsi, pourquoi beaucoup de sportifs de haut niveau, ont pratiqué les deux (Platini, Tigana, Nadal, Noah…). Autrefois, lorsque la saison football s’arrêtait avec les tournois de sixte de mai et que le tennis ne se jouait que l’été, sur les courts extérieurs (avant la construction de salles de tennis), de nombreux sportifs cumulaient les deux. Certains, le font encore, mais sont obligés d’en privilégier un (comme nos jeunes, François Cavael, Doriam Le Biavant, Ajian Kaliterna).


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