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Entretien avec Camille PIC, 4 titres de championne de Normandie en jeunes

Updated: Dec 16, 2022

Camille PIC a un tempérament exemplaire, combattante dans le bon sens du terme, « ne lâchant rien », mais respectueuse de l’adversaire. Avec ses 4 titres de championne de Normandie en jeunes (saisons 2006, 2009, 2011 et 2014), elle pouvait poursuivre au plus haut niveau régional, en Sports Etudes. Elle a préféré rester dans son club de formation, à Gisors, proche de sa famille (son père est membre du comité directeur du club et de la commission Animations). Elle a ensuite choisi des études de pharmacie à Rouen, mais elle revient jouer en 2021 dans son club d’origine, témoignant d’une belle fidélité et du besoin d’une ambiance de jeu cordiale.


* Bernard Vannier : Dans quelles conditions as-tu débuté au tennis ?

- Camille Pic : Pour être honnête, je ne m’en rappelle pas. J’ai débuté le mini tennis à l’âge de 3 ans avec Laurent Boillet comme entraîneur. A côté j’avais commencé le judo. Étant enfant, j’ai mis beaucoup de temps à marcher mais ensuite j’ai eu tendance à être très dynamique et un peu turbulente, ce qui a dû entraîner mes parents à m’inscrire au tennis et au judo. J’étais un peu, garçon manqué, qui n’aimait ni la danse, ni les poupées, je voulais bouger et combattre.

* B.V. : Quelle différences évalues-tu entres les moniteurs qui t’ont suivi au club et quels regrets as –tu ?

- C.P. : Olivier Roy était mon entraîneur de l’âge de 8 ans à 13/14 ans, je crois. C’est vraiment lui qui m’a formée, que ce soit sur le jeu technique que tactique. J’avais 3 entraînements par semaine souvent et un entraînement physique. On avait une très bonne complicité, j’aimais aller m’entraîner avec lui. C’était un entraîneur très assidu, qui aimait son métier, qui était très compétiteur. Il m’a accompagné sur de nombreux tournois (départementaux, régionaux et des TMC). On a fait 2 tournées ensemble qui resteront de très bons souvenirs. C’était sa passion et l’on sentait qu’il vivait pour le tennis et la progression de ses joueurs. Il accordait très peu d’importance aux heures supplémentaires ou au temps passé sur les tournois, il voulait nous voir progresser et nous voir nous épanouir.

Puis Fabien Campello, est arrivé. Au départ, j’avais du mal à recevoir des changements dans mon jeu tennistique par une autre personne qu’Olivier car j’étais têtue et encore jeune. Puis une très bonne collaboration s’est construite, tous les deux. On a réussi à progresser ensemble. Il avait un regard plus exigeant, sur le côté technique et tactique, qui m’ont apportés beaucoup dans ma progression, en parallèle du physique, que j’ai beaucoup travaillé avec Olivier. Puis je m’entraînais avec Lison Le Biavant (mon acolyte), ce qui nous a permis de progresser ensemble et de se tirer vers le haut toutes les 2 ! On a réussi à faire une finale gisorsienne au championnat de Normandie avec Lison en 2011 je crois. Un pari réussi et qui a été récompensé par le titre de meilleur entraîneur de Normandie en fin d’année, pour Fabien.

J’ai toujours eu de très bonnes relations avec Fabien, des relations de confiance, de complicité. On a partagé des moments merveilleux en tournée à Lilles avec Lison, Bertrand et François, et à la Baule. La fameuse journée où Fabien m’a accompagné sur cinq matchs en terminant le dernier match chez un particulier, avec une raquette de mon adversaire car j’avais cassé mes deux cordages. Puis j’ai fait le choix des études. J’ai commencé à moins matcher, à être moins présente sur les terrains. Je suis partie à Rouen et je me suis inscrite à Mont Saint Aignan. Chacun m´a beaucoup apporté, j’ai beaucoup appris, grandi grâce au tennis. Chaque entraîneur à sa façon d’enseigner et de transmettre, que ça soit sur le plan humain ou tennistique et je n’ai aucun regret.

* B.V. : En 2006, à 9 ans, ton moniteur à l’école de tennis est Olivier Roy. Tu es championne de l’Eure à Poses pendant les vacances de Pâques, puis championne de Normandie à Honfleur fin mai. Quels souvenirs gardes-tu de ce premier titre et d’un éventuel stress lors des phases finales ?

- C.P. : J’étais fière et très heureuse grâce aux nombreux compliments que je recevais au club, par ma famille, les copains. Tout d’abord, lorsque ce sont tes premiers titres, je me disais à chaque fois finalement, je recommencerai l’année prochaine. J’ai ressenti de la satisfaction sur mes efforts qui avaient payés. Je n’étais pas en sport étude et j’avais 3 entraînements par semaine, suffisants pour moi, à la différence de nombreuses adversaires, qui arrivaient sur entraînées avec leurs 3 entraîneurs et leurs 5 raquettes.

Je n’ai jamais aimé ces championnats car il y avait une ambiance d’affrontement, de stress, le regard des entraineurs. J’arrivais avec ma maman et mon entraîneur et voir mes adversaires entourées de toute la bande du Sport Etude m’apportait de la pression, du stress, de l’inquiétude. Cependant, dès que j’étais sur le court, tout s’effaçait, et mon tempérament de battante et de compétitrice prenait le dessus. Le stress disparaissait et m’apportait encore plus de motivation pour la victoire du premier tour à la finale.

* B.V. : La saison suivante, en 2007, tu conserves tes 2 titres, de championne de l’Eure puis de Normandie et tu représentes la Normandie au championnat de France inter ligues à Blois, durant lequel tu comptes 2 victoires en 5 matchs. Cette ambiance laisse des traces. Penses-tu que ceci est prématuré comme certains dirigeants du tennis français l’ont ensuite pensé en supprimant toute compétition, et en particulier les titres de champion de ligue, jusqu’ à l’âge de 11 ans ?

- CP : Je pense que beaucoup d’entraîneurs de ligue imposent très tôt un programme d’entraînements et un planning de compétitions considérables pour des jeunes de 8/11 ans. Les joueurs ne peuvent pas s’exprimer, progresser à leur rythme. Ils priment sur la quantité alors qu’à cet âge, le corps et l’esprit se développent. Ils devraient accorder plus d’importance à la qualité des entraînements, aux relations qu’ils entretiennent avec les joueurs. Je ne pense pas que des championnats de France sont prématurés pour des jeunes de 11 ans, le tennis reste un sport individuel avec une pression qui est double à Blois, car ce sont des équipes. On gagne pour nous, mais aussi pour l’équipe, ainsi cela nous permet d’apprendre à gérer le stress et je pense que c’est très formateur à cet âge. Cependant comme ce sont les entraîneurs de ligue qui encadrent, qui ne sont pas nos entraîneurs, la complicité n’est pas aux rendez-vous et entraîne ce sentiment de stress, de concurrence et d’inquiétudes. A cet âge, tout sportif se doit d’être entouré, rassuré, consolé, motivé, ce que je n’ai jamais ressenti dans ces championnats.

* B.V. : En mai 2007, tu es aussi championne de l’Eure par équipes, en 10 ans filles, avec Lison Le Biavant, chacune restant invaincue avec 4 victoires en 4 matchs et une finale gagnée 3/0 contre Val de Rueil. Avec Lison, tu débutes un long parcours de succès en équipes, jusqu’ à l’équipe féminine première en 2009, à 12 ans (!), mais tu la retrouves aussi, souvent en finale de tournois ou de championnat individuels de jeunes. En 2009, elle te bat en 3 sets pour le titre de champion de l’Eure, mais tu arraches ensuite le titre de Normandie contre celle qui l’a battue en demi-finale ! Peut-on parler de complicité entre vous (notamment en équipes), mais aussi de stimulation et de concurrence ?

- C.P. : Quand Lison a commencé à s’entraîner, elle a progressé très vite et je me suis retrouvée à m’entraîner avec une joueuse du même niveau que moi. Tout d’abord, compétitrice comme j’étais, c’était un sentiment de challenge qui m’entourait. Je ne voulais pas qu’elle ait un meilleur classement que moi, qu’elle soit meilleure que moi. Elle est devenue une très bonne amie. Les matchs par équipes jeunes nous ont beaucoup rapproché, on devenait meilleure en double comme en simple. On échangeait ensemble sur le plan de jeu. On était d’abord 2 grandes copines, acolytes et partenaires. Cependant quand on se rencontrait, j’arrivais à faire abstraction de notre amitié et mon côté compétitrice reprenait le dessus. J’ai toujours réussi à mettre ces sentiments de côté pendant le match, car je voulais la victoire et rien d’autre. Oui je me rappelle de cette défaite au championnat de l’Eure. Mais au coin de ma tête, je me disais, je gagnerai la prochaine fois. Je voulais regagner les championnats de Normandie et cette défaite m’a permis de faire des efforts sur les points que je n’aimais pas travailler. Pour gagner, il faut accepter de perdre.


Equipe Cadette Camille avec Lison et Fabien leur entraineur


* B.V. : En 2008, l’entraineur départemental, Philippe Bréchon se déplace tous les jeudis pour un entrainement supplémentaire. Le professeur d’EPS, Timothy Blanchet, dirige en plus le mercredi un entrainement physique aux meilleurs jeunes du club. Comment ressens-tu cette intensité et les différences d’apprentissage entre ton entraineur de club et l’entraineur départemental ?

- CP : Philippe Bréchon se déplaçait les jeudis entre midi et 14h00. Je m’entraînais avec Lison. J’aimais cet entraînement, car il avait une autre manière d’enseigner qu’Olivier, apportant d’autres conseils, d’autres exercices. Puis il se déplaçait spécialement pour nous, je me donnais toujours à 100%. Olivier donnait des entraînements très physiques et intensifs que j’aimais car aucun cours ne se ressemblait et Philippe était plus sur le panier, la répétition des gestes, « la théorie ». Cependant le fait d’avoir 2 entraîneurs et des conseils d’amélioration parfois différents entraînaient quelques désaccords. J’ai eu quelques mésententes avec Philippe que ça soit pour le Sport-Etude que je ne voulais pas intégrer, ou sur certains entraînements à la ligue. Mais j’aimais beaucoup Philippe, j’avais mon caractère, il avait le sien.

Tim a été mon entraîneur physique pendant 10 ans. J’adorais les entraînements du samedi matin. Il partageait sa séance en 3 : une partie cardio, une partie sport collectif, et une partie renforcement musculaire. On était toujours 8 à 10 avec une bonne cohésion de groupe. Le fait de s’entraîner avec d’autres jeunes qui ne s’entraînaient pas avec moi au tennis m’apportait un nouveau challenge, pour rester dans les meilleurs du groupe et me dépasser. Puis avec les entraînements de Tim, on voyait notre progression en fonction de notre VMA en cardio et le nombre de répétitions au renforcement musculaire. C’était un entraînement complet, qui me permettait d’éviter les blessures et de gagner de nombreux matchs sur le physique. J’ai eu une très bonne relation avec Tim, il voyait toujours le côté positif des choses et toujours très gentil. Quand je me suis rompue les ligaments croisés pendant un entraînement physique, il m’a accompagné jusqu’au bout et à la reprise, en m’apportant un entraînement de reprise spécifique. Il a toujours pris de mes nouvelles et grâce à lui, je continuerai le renforcement musculaire ainsi que la course pour garder un physique et un niveau de VMA correct.

* B.V. : En 2009, à 12 ans, classée 15/3, tu joues en Excellence régionale, avec l’équipe première féminine menée par Cécile Cavael 4/6, avec Dorothée Colart 15, Sabine Bellamy et Emilie Duval 15/1. As-tu été impressionné lors de ces rencontres face à des adultes, même si votre équipe était très jeune ?

- C.P. : Non car les filles m’ont apportées énormément d’affection, j’étais à l’aise avec elles, comme si d’être la plus jeune était un privilège. C’était plus un sentiment de satisfaction d’intégrer une équipe adulte, alors que j’étais encore très jeune. Puis je m’entraînais aussi avec des adulte, ce qui m’a permis de ne pas paniquer ou d’être impressionnée. Je garde un excellent souvenir de ces rencontres. On était une équipe soudée, avec le même objectif: gagner, mais surtout s’amuser et je pense que l’on a gagné beaucoup de rencontres grâce à cet état d’esprit, comme les doubles décisifs arrachés au 3ème set.

* B.V. : En 2013, tu es championne de l’Eure des 15-16 ans, titre que tu conserves en 2014 chez les 17-18 ans, alors que tu n’as que 17 ans et une dernière fois en 2015, avant de passer en catégorie Séniors. Tu cumules aussi, 4 titres de championne de Normandie, avec des classements élevés : en 2006 (à 9 ans), 2009 (12 ans, 15/3), 2011(14 ans, 4/6) et 2014 (à 17 ans, 3/6), lequel as été le plus difficile et lequel t’as procuré le plus de satisfaction ?

- C.P. : Je pense que le plus difficile mais qui m’a procuré la plus grande joie était mon dernier titre à 17 ans, car j’ai été arrêté 8 mois pour blessure, et 2 ans après j’ai réussi à récupérer le titre. Puis à 17 ans, je commençais à être moins à fond dans le tennis et ces championnats me stressaient moins, ce qui m’a permis de prendre encore plus plaisir sur le court. Mais tous mes titres m’ont toujours apportés une grande satisfaction et fierté.


Camille au service à Poses Comme M.A.Gaillard, finaliste normand à Honfleur

* B.V. : Comment estimes-tu tes points faibles et tes points forts en tennis ?

- CP : J’ai eu pendant longtemps comme points forts: mon physique et mon revers. Lorsque Fabien est arrivé, on a beaucoup travaillé mon coup droit, qui est devenu meilleur.

Mes points faibles: la tactique, je n’aimais pas réfléchir à un schéma de jeu, comment m’en sortir quand j’étais menée ou en difficulté. Je n’aimais pas changer mon style de jeu ou être plus patiente pour gagner. Cependant, quand il était question de 3ème set et que je sentais que je pouvais gagner grâce à mon physique, je réfléchissais plus ! Allez me demandez pourquoi?

* B.V. : Avec du recul, penses-tu, qu’en termes de fréquence, d’intensité, de conseils tactiques, de coaching, de soutien mental, l’enseignement du tennis que tu as reçu est proche des meilleurs critères possibles ?

- CP : Je n’ai pas joué suffisamment longtemps, avec suffisamment d’expériences pour répondre avec précision. Cependant, pour la fréquence et l’intensité, je pense que le fait d’être restée dans mon club avec mes entraîneurs, 3 ou 4 entraînements maximum par semaine et 60 matchs par ans m’ont permis d’aimer le tennis, de ne pas en être dégoûtée, et de donner le meilleur de moi-même dans les compétitions importantes. Je ne pense pas être quelqu’un de passionnée par le tennis, et j’ai beaucoup d’amis qui ont arrêté ou qui se sont blessés à de nombreuses reprises en étant en Sport-Etude. Le soutien mental est primordial aussi, et j’avais tout ce qu’il me fallait avec mes entraîneurs, mes parents et les proches, ce qui m’a permis d’être à l’aise dans mon club et de toujours retrouver un club familial avec une excellente entente!

* B.V. : Le sport universitaire français est souvent comparé, négativement, au sport universitaire américain, qui est si valorisé, que certaines de ses compétitions remplissent des stades de 20.000 spectateurs ou même plus, phénomène jamais vu en France. L’origine est probablement culturel, mais imagines-tu des propositions pour améliorer la situation française ?

- CP : Aux USA, il y a des campus universitaires, tout le monde se retrouve au même endroit, même si les études sont différentes, avec une vraie entente entre sportifs. En France, il y a moins ça. Ce sont les kinésithérapeutes ensemble, les étudiants STAP ensemble, ceux en pharmacie ensemble etc. Ce qui joue aussi, c’est la compétition. Il n’y a pas de compétition toute l’année, tu n’as pas de championnats comme aux USA. Il y a en France le SUAPS, mais ça reste du sport loisir et les compétitions sont minimes.

Il faudrait trouver un moyen pour que lorsque tu es étudiant, tu sois fier que ton université soit représentée. Ce n’est pas facile, car Il y a une différence de culture et d’environnement : les étudiants s’enferment pour les examens, jouent moins et sont moins disponibles, par exemple.

* BV : Quelle est actuellement ton activité tennis (avant la pandémie) ?

- CP : Depuis que je suis arrivée en études supérieures, je m’entraîne une fois par semaine avec un groupe de fille au club de Mont Saint Aignan, en haut de Rouen, avec un entraînement physique. Cependant je n’ai jamais réussi à retrouver cette ambiance familiale au club. Je joue pour me dépenser et être avec les copines, mais je n’ai plus l’envie de progresser encore et encore et de faire des matchs. Des choses qui sont difficiles de comprendre dans un club très compétiteur !

* BV : Alors qu’en ce mois de juin 2020, la France sort progressivement des mesures de confinement dues à la pandémie Covid 19, comment envisage-tu l’avenir du tennis, à la fois au niveau d’un club comme celui de Gisors et au niveau international ?

- CP : Gisors reste un petit club très familial. Du temps d’Olivier, on reprochait au club d’être trop centré sur la compétition et d’accorder moins d’importance aux entraînements loisirs puis du temps de Fabien, ça s’est équilibré. Il y avait une bonne émulation entre les très bons joueurs qui arrivaient au fur et à mesure et chacun se tirait vers le haut. Tout dépend de la politique du club, des moyens financiers et de la taille du club. On ne peut pas comparer MSATC et Gisors. Les terres battues sont toujours au top. L’installation de l’éclairage extérieur va permettre au club de garder le même nombre d’adhérents et cette même convivialité. Depuis quelques années, beaucoup de bons joueurs sont partis du club et je pense qu’il est difficile de rester dans une dynamique de compétitions lorsqu’il n’y a plus cette concurrence entre joueurs. Mais comme Cécile Cavael et moi-même revenons, l’équipe femme va repartir et les jeunes compétiteurs vont bien progresser.

L’avenir du tennis au niveau club, ce sont pour ma part, les clubs comme Gisors où il y a une émulation dans le bureau, tu essaies de faire des choses pour que les gens se sentent bien, des animations par exemple. Tu as envie de revenir t’entrainer, tu as des opportunités pour jouer, tu peux laisser les enfants 3 à 4h au club, tout ça change la physionomie du tennis. Pour l’avenir, j’espère qu’il y aura plus d’harmonie entre les différentes ligues, notamment quand tu es jeune, comme les masters dans le département de l’Eure qui ont existé un temps, mais que l’on retrouvait nulle part ailleurs. Il faudrait quelque chose de plus universel. Que chaque joueur de l’est, nord, sud de la France puisse se raccrocher au même style de tournois, savoir à quoi il participe, pas seulement un tournoi. Pour moi les TMC sont l’avenir, mais c’est compliqué car cela demande beaucoup de disponibilités.

L’avenir des clubs, c’est à la fois du bénévolat et une réforme fédérale pour donner à la fois plus d’universalité, et plus d’attractivité.

L’avenir au niveau international, est de le rendre plus attractif : le Covid est une période charnière pour ma part car on est obligé que cela redémarre vite et bien. Il y a des vrais choix à faire. Il faudrait plus de fusion entre les instances, une répartition entre des dirigeants et des joueurs plus équitable pour que tout soit mieux représenté. Cet avis est subjectif, car je ne connais pas tout le système international.

* BV : Quels sont tes joueuses et joueurs préférés au niveau français et au niveau mondial ?

- CP : Je n’ai jamais eu de joueur ou joueuse préférés. Je n’ai jamais été passionnée pour suivre tous les résultats, les grands Chelem, je n’ai pas eu de joueur modèle. Je regarde les matchs de Rolland Garros, car ils passent sur les chaînes que j’aie, le reste non. Ça restreint vite l’engouement de suivre le tennis professionnel.

* BV : Quelle est ton opinion sur le padel et le nouveau court au TCG?

- CP : Le TCG a eu la chance d’avoir un nouveau terrain de padel, qui va permettre aux compétiteurs ou aux amateurs de découvrir un nouveau sport, de nouvelles sensations. De nombreux adhérents vont peut-être prendre plus de plaisir à jouer au Padel et cela va permettre de nouvelles adhésions au club. Le padel est un sport ludique, fun, qui nécessite moins d’effort physique que le tennis, avec des échanges plus longs. C’est un sport qui s’apprend relativement vite et on s’améliore rapidement. Il encourage les jeunes à se regrouper puisqu’il faut 4 personnes. Il se développe de plus en plus dans le monde. Il y a peu de club en Normandie qui en ont un. C’est une grande chance pour le club de Gisors.

* B.V. Merci à Camille pour son apport majeur à son club de formation. Elle a rendu largement ce qu’elle a reçu. Son acharnement dans les compétitions ont fait honneur à son caractère et la fierté de son club (et de son président !). Elle n’a pas hésité à aider lors des animations du club, en jouant même avec des débutants, elle, qui reste la mieux classée dans l’histoire du club.

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