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Entretien avec André PARIS, Juge-arbitre Régional, joueur Seniors + 35

Updated: Dec 17, 2022

Juin 2020


La famille Paris a été l’une des plus longtemps inscrites au club. En plus, les parents et leurs deux fils ont joué un rôle important dans le club, pendant 35 ans, entre 1981 et 2016 : Thérèse comme secrétaire, Jean Christophe comme éducateur, Sébastien comme joueur de l’équipe première, André comme membre du club pendant 36 ans, Juge-arbitre Régional et champion de l’Eure avec l’équipe H+55 ans en 19 ??


* Bernard Vannier : Dans quelles circonstances, ta famille s’est installée à Trie-Château et a joué au club de tennis de Gisors ?


- André Paris : L’évolution de ma carrière professionnelle dans un groupe multinational (3 M) et le déménagement de son siège social à Cergy-Pontoise, nous ont fait quitter le Nord en 1974/ 1976. A cette époque, on ne parlait pas tennis à Trie-Château.

Les 2 André, Paris et Bénazet, avec H + 55 ans, champion de Normandie

* B.V. : En 1983, Jean Christophe aide André Bénazet, fondateur de l’école de tennis. Comment évalues-tu cette période de formation de jeunes ?

- A.P. : La victoire de Yannick Noah à Roland Garros en 1983 et l’opération 5000 courts sont pour une bonne part dans l’évolution du tennis.


* B.V. : Jean Christophe avait son jeune frère, Sébastien, dans un de ses groupes. Je demandais que chaque jeune possède une fiche d’évaluation des progrès à l’école de tennis, par son éducateur. Celle de Jean Christophe sur son frère Sébastien indiquait : du potentiel, peut mieux faire. Qu’en penses le papa, et comment évalues-tu les qualités tennistiques de tes deux fils ?

- A.P. J’ai toujours été pour le principe de conjuguer les études et le sport avec priorité aux études, aujourd’hui, je pense pouvoir dire, mes Fistons sont tous deux des hommes « DEBOUT » dans leurs vies à la fois familiale, professionnelle et sportive.

* B.V. : Ton épouse, Thérèse est pendant 15 ans, de 1983 à 1998, une secrétaire du comité directeur du club, cumulant efficacité, disponibilité, avec une modestie sans égal. J’ai toujours ses comptes rendus des réunions, écrits avec sa machine à écrire. En plus, elle joue en compétitions et prend en charge, avec Catherine mon épouse, la quinzaine d’enfants au mini-tennis, tous les samedis à 14h dans la salle omnisports Tassus. Quels souvenirs te laisse cette période ?

- A.P. : Une période mémorable, tous, nous étions dans une tranche d’âge qui représentait force et dynamisme, avec au niveau du Tennis Club de Gisors, une ambiance sympathique, amicale, respectueuse et ce dans tous les domaines, j’entends tant au niveau de l’organisation, du jeu, de la compétition et des troisièmes mi-temps.

* B.V. : Thérèse se forme comme éducatrice fédérale, avec des stages au CREPS d’Houlgate organisés par Jean Paul Quéval, Conseiller Technique Régional. Elle participe souvent à l’encadrement d’animations, comme Sports pour tous, ou le Challenge inter CP… Cette fonction de formatrice est appréciée au mini tennis. Pourtant, l’horaire, le samedi de 14h à 15 h est une contrainte pour le weekend en famille. En plus, elle joue en interclubs, avec assiduité et passion. Quels moments de tennis, penses-tu préférait elle ?

- A.P. : Dès l’instant où il s’agissait de tennis, Thérèse était partante, toujours disponible, prête à aider, à se rendre utile, à participer, elle répondait « Présente » et tous, amis, famille, aimaient sa générosité ; ça a été pour Thérèse une période de sa vie dans le domaine du sport qu’elle a particulièrement appréciée.

André et Annie Bénazet avec Thérèse et André Paris


* B.V. : Thérèse est brutalement décédée le 13 février 2012, en jouant au tennis, en double, sous la bulle. Cette journée tragique restera l’une des plus noires de l’histoire du club. J’ai souhaité que son exemplarité au sein du club ne s’efface pas avec le temps. Elle est rappelée chaque année, mi-octobre, lors de l’AG, depuis la création du « Trophée Thérèse Paris ». Il est attribué par le comité directeur, à un membre du club (excluant ceux du comité directeur), rendant des services dans le même esprit, dévoué, que fut le sien. Emilienne et William Hamel, Nolwenn Locufier et sa mère, Gilles Godement, Lydie Le Biavant, Jean Philippe Nariana sont les derniers honorés. Mon émotion personnelle est forte à chaque remise du Trophée. Que symbolise-t-il pour toi ?

- A.P. : Ce sont à chaque fois, des moments prenants, sensibles, émotionnellement intenses et j’en profite pour te remercier Bernard de cette superbe initiative.

* B.V. : Le diplôme de Juge-arbitre interclubs suffit pour diriger les rencontres par équipes. L’examen est assez simple, puisqu’il faut connaitre les règles du tennis, comme tout compétiteur et savoir remplir le formulaire de feuille de match. L’examen du niveau supérieur, Juge Arbitre Régional, est plus complexe, puisqu’il faut savoir placer chaque compétiteur en fonction de son classement, avec des contraintes de disponibilités des terrains et des joueurs. - Ainsi en 1981, le club a dû demander à M. Couder, d’Etrépagny, possédant ce diplôme, de prendre en charge le 1 er Tournoi officiel de Gisors. Afin que le club soit autonome, en 1983, j’obtiens ce diplôme. Je demande alors de l’aide et tu es reçu en 1985, ce qui permet de répartir les tâches, à toi les tableaux vétérans et à moi les tableaux Seniors. Comment juges-tu cette période ?

- A.P. : Juge- arbitre, agréables souvenirs là aussi, je nous revois Bernard, construisant les tableaux, établissant les convocations et ce jusqu’à des heures bien avancées au-delà de minuit.

* BV : Comment évalue-tu l’évolution du club depuis 42 ans ?

- A.P. : L’évolution du club, un exemple à suivre, car toujours en tête de liste dans le département voire la région, tant au niveau des résultats en compétition, que des effectifs, que de son animation


* B.V. : Quels sont tes joueuses et tes joueurs préférés, au niveau national et au niveau mondial ?

- A.P. : Chez les dames : Nathalie Tauziat et Amélie Mauresmo pour le National, Martine Navratilova et Chris Evert pour le mondial. Chez les Messieurs, Nicolas Mahut pour le national, Arthur Ashe et Roger Federer. Toutes et tous sont des joueuses et des joueurs d’attaque, hormis Chris Evert que j’appréciais pour son élégance et dans le jeu et dans sa tenue vestimentaire, une dame qui maintenait la féminité dans le tennis féminin.

* B.V. : Je te remercie pour cet entretien, qui a la particularité de couvrir la quasi totalité de ces 43 ans de passion pour le tennis normand.

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