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Alain FOURNOLS président du CDET de 1985 à 1996




Alain Fournols succède à Claude Hersant en 1984 comme président du CDET. Il poursuit sa fonction pendant 3 mandats, soit 12 ans. Il favorise le développement du tennis dans l’heure. Gisèle, son épouse, est secrétaire salariée du comité de l’Eure pendant 24 années, de 1985 à 2009 .




AG 1981: Alain Fournols remet le Trophée CDET au président du TCG en présence de jean Bréchon, président de la Ligue de Normandie.




* Bernard Vannier : Quand et comment as-tu commencé à jouer au tennis ?

- Alain Fournols : J'ai commencé à l'âge de 11 ans, au sein de l'école de tennis de TCPO, club corpo des chemins de fer Paris Orléans à Vitry sur Seine (94). Mais à cette époque, j'étais plus « footeux » que tennisman et à part cette heure de leçon par semaine, je ne touchais plus la raquette. Ce n'est que vers 16 ans, une fois arrivé à Pont de l'Arche, que je me suis pris de passion pour le tennis.


* B.V. : Educateur fédéral, classé à 15, tu obtiens le diplôme de moniteur à 25 ans, en 1974, année du début de ta présidence du club de tennis de Pont de l’Arche, que tu assumes pendant 12 ans, en plus de ta profession de kinésithérapeute. Comment as-tu jonglé avec tes emplois du temps ?

– A.F. : En 1974, le club de Pont de l'Arche n'était pas très florissant, malgré ses 10 ans d'existence (il fut créé en 1964), avec à peine 40 adhérents, qui pratiquent sur un court en bitume, une petite dizaines de jeunes à l'école de tennis et une seule équipe. Donc la gestion du club ne me prenait pas trop...

– Mon premier objectif a été de prendre contact avec la municipalité pour essayer de développer les installations. Dès 1976, un court en béton poreux était construit , un deuxième suivait deux ans plus tard avec le club house et enfin, en 1980, une « bulle » achetée d'occasion auprès du club d'Aulnay sous bois, où je jouais avant de revenir à Pont de l'Arche, était posée sur le vieux court refait presque à neuf. Nous devions, alors, être un des rares club de l'Eure à disposer d'un court couvert. En 6 ans, avec beaucoup de persévérance et une municipalité très compréhensive, le club de Pont de l'Arche pouvait disposer de 2 courts extérieurs, d'un troisième couvert et d'un petit club house, 40 ans plus tard, la « bulle » a fait place à une salle en dur mais le reste est inchangé.

– Résultat, le nombre de membres passait à 270, l'école de tennis à 80 élèves et 3 équipes hommes , 1 dames et plusieurs en jeune défendaient les couleurs archépontaines.


* B.V. : Notre première rencontre, vers 1981 est (selon mes souvenirs de 40 ans !), un match de championnat par équipes d’hiver, Gisors recevant Pont de l’Arche, dans notre gymnase Maurice Tassus à Gisors. A cette époque les salles spécifiques tennis étaient rares dans l’Eure. Nous devions être tous les deux classés à 15. Quels souvenirs gardes-tu de ta période de compétiteur ?

– A.F. Petite précision sur nos rencontres personnelles, j'ai retrouvé les feuilles de résultats destinées à la commission de classement que l'on établissait en fin de saison (pas de traitement informatique à cette époque...) et nous nous sommes affrontés à 3 reprises lors des championnats par équipe d'hiver ; en novembre 1979 tu as gagné le premier match dans ton gymnase de Gisors, j'ai pris ma revanche l'année suivante dans la bulle de Pont de l'Arche et tu as gagné la belle en 81. Après, il n'y eut plus d'affrontement, j'avais alors troqué ma raquette contre des clubs de golf.

– Mais je reviens à ta question, pour moi, la compétition m'est indispensable lors de la pratique sportive et je garde un excellent souvenir de cette période où le tennis me permettait de la pratiquer aussi bien en équipe qu'en tournois individuels. Mais la convivialité ne doit pas être évincée par l'aspect compétition et si la plupart du temps elle perdurait dans les rencontres par équipe, ce n'était pas toujours le cas en tournois. Le tennis a pris du retard dans la création de compétitions par tranches d'âge, les épreuves +35, +45 etc n'ont été créées que plus tardivement et cette absence est une des raisons (avec l'aspect physique) qui m'ont fait aller voir du côté du golf.


* B.V. : Quelles motivations t’amènent à te présenter au Comité Directeur de l’Eure, lors de l’AG fin 1984 et d’en être le président jusqu’à fin 1996 ?

- A.F. : Claude HERSENT, très pris par son activité professionnelle, ne souhaitait pas poursuivre. Personnellement, je n'avais pas du tout envisagé de me présenter à cette élection en tant que président. Tout en continuant la présidence du club de Pont de l'Arche, j'avais déjà effectué un mandat à la commission sportive du CDET, puis un autre comme trésorier, et cela me suffisait largement comme occupation. Je connaissais donc bien les rouages du comité et Jean BRECHON, président de la ligue, m'a fortement sollicité pour que je me présente, c'est vraiment lui qui m'a convaincu et poussé pour qu'à seulement 36 ans je sollicite cette fonction.


* B.V. : Dans quelle situation trouves-tu le tennis dans le département ?

– A.F. : C'est l'époque où le tennis est euphorique, Noah vient de remporter Roland GARROS en 83 et tout le monde veut jouer au tennis. Beaucoup de communes souhaitent disposer d'un court de tennis. La FFT avec le ministère des sports lance l'opération 5.000 courts et le nombre de clubs affiliés ne fait que croître, nous aurons ainsi dans le département plus de 100 clubs affiliés pour près de13.500 licenciés, la ligue de Normandie est, en nombre, la plus importante de France avec, si mon souvenir est exact plus de 70.000 licenciés.

– Dans le département, le club d'Evreux A.C., avec ses 1.000 licenciés, ses installations et ses équipes qui jouent en championnat de France, est nettement au dessus des autres clubs.

– Quant au CDET, il n'a aucun salarié et ne dispose d'aucune structure fixe. Les différents stages de jeunes ou d'éducateurs sont organisés dans des gymnases, encadrés par des DE de clubs, pas de conseiller sportif départemental, pas de secrétariat non plus. Les dirigeants de clubs, lorsqu'ils ont besoin de renseignements, s'adressent soit directement aux élus départementaux soit au secrétariat de ligue installé, alors, à Bernay.


* BV : Quelles sont alors tes actions prioritaires, au début de ce 1er mandat, en 1984 ?

- A.F. : En premier, au niveau comité, la réorganisation du secrétariat avec la création d'un poste de secrétaire à mi temps, d'abord à mon domicile, mais l'objectif était de le fixer à Poses lorsque le centre de ligue sera achevé. Ensuite, plutôt que d'employer ponctuellement des DE pour différentes tâches, salarier l'un d'entre eux pour un poste d'entraineur départemental. Enfin, restructurer les diverses commissions en définissant la politique à mener par chacune d'entre elles et doter le comité de centres de tennis départementalisés en les répartissant au mieux géographiquement dans le département, soit en s 'appuyant sur des clubs existant (Beaumont, ALM Evreux) ou par la création du centre de ligue de Poses.


* B.V. : Je me souviens de réunion de dirigeants au « siège du comité de l’Eure », …dans ton garage, avec tous les cartons. Quels souvenirs gardes-tu de cette période ?

- AF : C'était le début, avant l'installation à Poses, où enfin le comité possède son siège et ses courts, ce qui perdure encore, mais plus pour très longtemps puisque la convention qui nous lie à la base de plein air arrive à expiration et qu'il semble qu'elle ne va pas être renouvelée. Si c'est le cas, je le regrette, car je pense que, même un peu excentrée comme l'est Poses, ce centre rend de grands services avec ses 4 courts couverts, le secrétariat et la salle de réunion, mais aussi la possibilité d'un hébergement pour des stagiaires. Mais je suppose que l'équipe dirigeante actuelle du CDET envisage une solution de repli.


* B.V. : Président du club de Gisors en 1981, je suis élu membre du Comité de l’Eure, lors de l’AG de 1988 pour ton 2e mandat. Jean Marie Desbons est le secrétaire du CDET, François Le Prince Ringuet est le spécialiste de l’arbitrage et du classement, Sauveur Casano, Michel Tessier sont aussi des responsables de commissions. L’ambiance est alors très amicale et passionnée. J’estime cette période très créative, d’autant que nous n’avions pas à l’époque les moyens technologiques actuels. Les appels téléphoniques et les courriers postaux étaient la règle. Comment évalues-tu cette période ?

- AF : Il est certain que toutes les personnes que tu as citées, auxquelles je pourrai en ajouter beaucoup d'autres, étaient toutes bénévoles bien sûr, mais aussi de véritables passionnés et d'un dévouement exemplaire à la cause du tennis. En témoignent, les différentes réunions, souvent jusque tard le soir, les permanences qu'assuraient ces élus lors des différents championnats, leurs dérangements fréquents, les contacts téléphoniques etc. De plus, la période était très valorisante car, comme je l'ai dit précédemment, le tennis était en plein « boum » et tout ce que nous pouvions entreprendre recevait un écho favorable.


* BV : De 1985 à 1992, le Centre Départemental de tennis de l’Eure est construit sur la base de loisirs Léry-Poses, proche de Pont de l’Arche. Quel rôle as-tu joué dans ce projet ?

- .A.F : Ce n'est pas un centre départemental mais un centre de ligue, car il a été financé en grande partie par la région (comme l'a été également la base de loisir), le syndicat inter communal et la ligue de Normandie de tennis. Les présidents de la région, Antoine RUFFENACH et de la ligue, Jean BRECHON étaient donc aux commandes de cette réalisation avec Bernard LEROY, président du syndicat mixte. Pour ma part, Jean BRECHON m'avait demandé de représenter la ligue (j'en était vice président) lors des réunions de travail avec Bernard LEROY. Ce centre a même était dénommé plus tard centre de formation puisque les futurs diplômés d'état y apprenaient leur métier sous la houlette du CTR.

* B.V. : Le lieu du centre départemental pose souvent la question du choix entre une grande ville du département (par exemple Evreux pour l’Eure) ou un village plus facile à aménager pour moins cher. La base de loisirs de Poses a l’avantage de ses possibilités de restauration, d’hébergement, de gardiennage, donc une opportunité à saisir. Que penses-tu de ces deux positions ?

– A.F. : A l'époque, la région Normandie était divisée en Basse et Haute Normandie, donc le choix de Poses était très cohérent puisque la Seine Maritime n'est qu'à quelques kilomètres. La direction régionale de la Jeunesse et des Sports était très favorable à cette réalisation car elle souhaitait que la base, uniquement nautique lors de sa création, et donc ne fonctionnant que de mai à septembre, se diversifie avec l'arrivée du tennis et aussi du golf (inauguré en 1988). Cela permettait aux structures d'accueil de fonctionner toute l'année. Pour notre part, l'avantage de ce centre est qu'il n'est pas rattaché à un grand club et que la convention signée avec la base nous octroyait de larges parts du calendrier d'occupation que nous n'aurions pas pu avoir avec un club important comme partenaire. L'investissement financier de la ligue était largement rentabilisé par rapport à l'occupation que nous avions obtenue. Pour exemple, les 2 courts où est installé le secrétariat nous sont réservés en totalité de septembre à fin juin chaque année et la base ne dispose des 2 autres qu'en soirée la semaine, quelques week-end et les vacances scolaires d'été.


* BV : Lors des réunions du CD, à Poses, sous la présidence de ton successeur, j’ai souvent regretté l’abandon des 3 courts extérieurs, en friche. Au point de susciter un projet de réhabilitation, en vain. N’est-il pas incongru qu’un centre départemental, ne possède aucun court extérieur, dans une base de loisirs fréquentée l’été ?

- A.F. : Moi aussi, je l'ai regretté mais la convention que nous avions signée répartissait l'occupation des courts entre la base et la ligue. Pour simplifier, nous (ligue et département) avions à notre disposition les installations de septembre à mai et la base aux beaux jours. Donc une utilisation des courts découverts très restreinte pour nous. Lorsque ces courts ont présenté une usure importante, s'est posé le problème de leur réfection ; d'après la convention signée, la charge de cette réfection en incombait à la base de plein air qui, à ce moment là, n'en avait pas les moyens. C'est ainsi que fut prise la décision de les supprimer.


* B.V. : La décentralisation en France aboutit en 1976 à la création par la Ligue de Normandie des comités départementaux. Ils ont une délégation de pouvoir de la ligue, afin d’organiser les championnats départementaux, les tournois en harmonisant localement les dates, les stages pour les jeunes.. Comment as-tu vécu la relation particulière avec le président de la ligue de Normandie, Jean Bréchon, à forte personnalité, puis lors de ton 3e mandat avec Serge André ?

– A.F. :Comme je l'ai dit plus haut, Jean BRECHON est venu me chercher pour que je me présente à la présidence du comité et il lui a fallu beaucoup insisté. Je le revois encore lors de sa première visite en plein milieu du tournoi de Pont de l'Arche que j'organisai au mois d'août et son étonnement, voir son incompréhension, devant mon indécision. S'en sont suivies beaucoup d'autres entretiens où, même s'il a fini par me convaincre, il a aussi compris comment je comptais mener le comité. Et je puis assurer que durant les 8 ans passés sous sa présidence je n'ai jamais eu à m'en plaindre, nos relations, malgré la différence d'âge, devenant amicales et perdurant même après son dernier mandat. Avec le recul, j'ai toujours dit à Jean qu'il avait eu raison d'insister car j'ai apprécié cette fonction qui m'a fait côtoyer beaucoup de belles personnes, découvrir la FFT pour ces bons et moins bons côtés, un peu des travers administratifs (jeunesse et sports) et politiques (conseil général) et au final l'approche juridique par la commission des litiges.

– Quant à mon troisième mandat avec Serge ANDRE comme président, j'avais l'impression que c'était, pour moi, presque le mandat de trop ; j'avais réorganisé le comité comme je le souhaitai, les commissions fonctionnaient presque toutes seules, il n'y avait pas de nouvelles actions à lancer, bref, tout ronronnait et j'étais de plus en plus golfeur.... Par contre c'est quelques années plus tard que j'ai découvert et apprécié Serge ANDRE quand il présidait la commission des litiges et qu'il m'a demandé d'y entrer, à mon grand étonnement, car n'ayant que très peu de notion de droit. Il m'a fait découvrir un domaine que je ne connaissais pas du tout et qui m'a fort intéressé.

* B.V. : Le nombre de licenciés fin 1996, à la fin de ton 3e mandat de présidence du comité de l’Eure, augmente dans 7 des 10 clubs aux effectifs les plus élevés dans l’Eure, ce qui est un bilan positif. Comment juges-tu l’évolution du tennis dans l’Eure au cours de tes 3 mandats et donc ces 12 saisons ?

– A.F. : Les chiffres que j'ai cités plus haut parlent d'eux même : 13.500 licenciés répartis dans plus de 100 clubs ; je n'ai pas ceux d'aujourd'hui mais je crois qu'ils sont largement à la baisse. Nous avons profité de la « mode » tennis, sport qui s'est alors démocratisé, que la société de l'époque a découvert et qui est devenu un véritable engouement pour les gens. Le tournoi de Roland GARROS a pris un essor incroyable et tout cela a rejailli sur les clubs qu'il a fallu aider à se développer. Une pensée pour un grand dirigeant qui présidait alors la FFT mais aussi la fédération internationale, Philippe CHATRIER, qui a largement impulsé ce développement du tennis.

– Peut être que notre erreur à l'époque a été cette opération 5.000 courts qui a fait exploser le nombre de terrains dans les villages, mais qui n'ont pas évolué comme un vrai club, pas de club house, une école de tennis qui végète ou même inexistante, pas assez de joueurs pour créer des équipes etc. Je pense que nous aurions mieux fait en développant un peu plus les clubs existants, en leur donnant les moyens d'améliorer les services qu'ils proposent à leurs adhérents.


* B.V. Parmi les domaines, équipements, enseignement, compétitions, animations ou autres, quel est celui que tu conseillerais à un jeune président de club, d’approfondir au maximum, comme élément de base pour le développement d’un club de tennis ?

- A.F. : Le premier point ce sont les installations, sans terrain, comment jouer au tennis ? Et dans notre région, comment jouer au tennis toute l'année sans court couvert ? Une fois ces installations réalisées, il faut que chaque type de pratiquant, loisir ou compétition, y trouve son compte et c'est l'art du bon dirigeant de club d'offrir à chacun ce qu'il recherche.


* B.V. : En 1996, le secrétaire en place du C.D.E.T., Jean Marie Desbons, prend ta succession. Tu es nommé à la commission des litiges de la ligue de Normandie. Quel ressenti as-tu de cette expérience ?

- .A.F : En 1996, j'ai d'abord voulu prendre des vacances du « bénévolat » pour consacrer pleinement mon temps libre au golf. Ce n'est que fin 2004, que Serge ANDRE m'a demandé si j'accepterai de reprendre du service au sein de la ligue, en entrant à la commission des litiges.












* B.V. : Ton épouse, Gisèle, est embauchée par la ligue, comme secrétaire salariée à mi-temps du comité de l’Eure, de 1985 à 2009. Pendant ces 24 années, tous les dirigeants des clubs de l’Eure ont apprécié sa disponibilité et sa compétence. Les membres du comité directeur de l’Eure expriment par écrit, à l’unanimité, sous la présidence de Jean Paul Queval, en 2009, leur désapprobation au licenciement de Gisèle (ci dessus à la fin du diner de l'AG du CDET), par la Ligue de Normandie, sans concertation avec le CDET, pour un motif disproportionné d’affichage non réglementaire. Cette triste histoire, qui a mal clôturé un dévouement qui aurait dû se terminer par des fleurs et une reconnaissance, me rappelle, ma saison 2004 « galère », durant laquelle j’ai été menacé de sanction judiciaire pour n’avoir pas remplacé un moniteur parti en cours de saison, alors que je me suis démené pour chercher ce remplaçant. La commission des litiges de la Ligue, m’a adressé un avertissement pour non-respect de la loi !, ce qui moralement m’a marqué fortement, heureusement sans arrêter mon bénévolat. Je pense qu’en France, nous souffrons d’un corporatisme majeur (dans mon cas, celui du syndicat des enseignants de tennis, mais qui existe ailleurs) et d’une emprise administrative pénalisante, peu favorable au développement. Nous le retrouvons aussi dans l’exercice des professions médicales. Qu’en penses-tu ?

- A.F. :Je pense qu'un cadre législatif est indispensable à toute organisation sous peine de « chienlit » pour paraphraser un certain général. Mais on reconnaît un bon politique ou pour faire référence aux affaires que tu cites, un bon dirigeant à l'interprétation qu'il en fait.


* B.V. : Tu as quitté assez rapidement la sphère du tennis pour celle du golf. Nous y retrouvons d’ailleurs beaucoup d’anciens compétiteurs de tennis. L’objectif, assez proche, de placer une balle dans une zone ciblée est-elle la seule explication à cette fréquente orientation ?

- A.F. : Je me suis mis au golf à l'âge de 33 ans ; cette année là, j'ai vu le British open de golf à la télé et je me suis dit « ça doit être pas mal »! Puis en août, un ami avec qui je jouais au tennis, est parti en vacances en Ecosse, à son retour, il me dit qu'il s'était initié au golf et que c'était « super » et nous voilà tous les deux partis pour une nouvelle passion. Comme tu le dis, le tennis et le golf présentent beaucoup de similitudes dans l'objectif, la frappe d'une balle et une technique de lancer. C'est pourquoi les tennismen se reconvertissent bien souvent dans ce sport, qui a le gros avantage d'être moins physique et que l'on peut pratiquer jusqu'à un âge très avancé, même en compétition.


* B.V. : Votre fils Sébastien, également kinésithérapeute, est classé 15/3 et dirigeant dans son club à Falaise. Il espère y faire réaliser un terrain de padel. Crois-tu que cette forme de tennis, plus réduite en surface, mais plus rapidement ludique, est promise à un fort développement ?

– A.F. : C'est très probable car, moins demandeur de gros efforts physique que le tennis, le padel permet de continuer un jeu similaire, quand on commence à prendre de l'âge avec moins de risque de blessure.


* B.V. : En avril 1997, dans le N°1 du bulletin semestriel du Comité de l’Eure, « le Serv’Eure », dont j’avais la charge, tu me répondais dans la rubrique « Portraits », à la question sur tes préférences comme joueurs : Chris Evert et Ken Rosewall. Quelle est ta réponse en l’actualisant et en la divisant en joueurs français et dans le monde ?

- A.F. :Je n'ai pas changé d'avis presque 25 ans plus tard. Ces dernières années, le jeu de FEDERER me rappelait celui de ROSEWALL, mais chez les dames Chris reste inégalée.


B.V. : Merci à Alain Fournols pour ces réponses concernant une longue période de présidence d’un club de tennis, puis du Comité départemental de l’Eure de Tennis. Sa gestion rigoureuse, son travail en équipe, ses idées de promotion du tennis dans le département ont largement contribué au développement du tennis dans l’Eure, justifiant sa Médaille d’Argent de la Jeunesse et des Sports en 1992 et sa médaille d’Or de la FFT en 1995.

AG du CDET 1993 : Alain Fournols salue Emilienne et William Hamel, Médaillés de Bronze FFT pour leur action à l'école de tennis, comme éducateurs fédéraux, leur président de club Bernard Vannier et son épouse Catherine.

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